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"Une aide tombée du ciel." | Solo [terminé]
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Sam 24 Juin 2017 - 15:00


Une aide tombée du ciel.
Solo
Une large rue, entourée d’immenses immeubles grisâtres. On peut encore voir la buée du matin tapisser les fenêtres des habitations, alors que le jour est depuis bien longtemps levé sur Symhonis. Le ciel est bleu, aujourd’hui, bien que quelques nuages viennent de temps à autre me cacher le soleil. Je ne m‘en plains pas, loin de là. Je ne suis pas constamment éblouie, et Saphir, qui dort sur mes genoux, non plus. Il a grand besoin de se reposer après la rencontre que nous venons tout juste de faire. Et moi aussi, je crois. Ma jambe pulse toujours sous mon jean, et je viens à peine de réussir à me calmer. Je ne souviens pas de tous les détails, malheureusement. Juste d’un Goupix étrange, et d’yeux jaunes particulièrement dérangeants. Et surtout, d’un Pokémon que je ne connais pas, avec un visage d’ange et une seconde mâchoire des plus effrayantes. J’en frisonne encore. Dans d’autres circonstances, j’aurais voulu savoir à quelle espèce il appartenait. Mais c’est ce Pokémon qui m’a mordu la jambe, et qui a osé blesser mon petit Saphir.

Je soupire une nouvelle fois, tout en regardant autour de moi, de peur que cet individu aux yeux jaunes n’essaye de me retrouver dans la ville. Mais la rue est bien trop fréquentée pour que je puisse y voir quelque chose. Je suppose qu’il n’y voit non plus, par conséquent. Et s’il me voyait, jamais il n’oserait m’agresser à nouveau, à travers toute cette foule. Je me détends légèrement. Ma main passe doucement sur l’échine de mon Zorua. Il dort, roulé en boule sur mes genoux, en émettant un ronflement léger. L’un de mes doigts s’enroule dans sa mèche, tandis que je me mords la lèvre inférieure. Bien sûr, ce n’est pas la première fois que je le perds dans une ville aussi grande. Je me souviens avoir particulièrement paniquée lorsque je l’avais perdu à Illumis. En revanche, c’est bien la première fois que quelqu’un essaye de s’en prendre à lui. Je me rappelle du regard que cet homme m’a lancé, lorsqu’il a compris que Saphir était chromatique… Ainsi, ce serait pour cette raison qu’il a tenté de lui faire du mal.

Je regarde autour de moi. J’aimerais trouver un poste de police ou quelque chose qui s’en rapproche. Mais pour leur dire quoi, finalement ? Qu’un cinglé aux yeux jaunes dont je ne connais pas le nom et dont je ne me souviens même plus du visage m’a agressé ? Qu’un Pokémon dangereux traine en ville ? Pokémon que je ne connais pas non plus, par la même occasion ? J’aurais l’air bien misérable au final… Il vaut mieux que je me mette à la recherche d’un centre, afin que Saphir puisse y être soigné, ainsi que ma jambe. Je ne veux pas aller à l’hôpital. Je suppose que ce cinglé va naturellement s’y diriger, après que son poing ait atterri dans le mur. Il a dû se casser deux ou trois os. Enfin, j’espère.

Qu’est-ce qui m’arrive à espérer de telles choses ?

Je souffle, en essayant de me redresser avec bien du mal. Ce dont je suis sûre, c’est que je ne peux pas bouger pour l’instant. Marcher ou même simplement rester immobile debout m’épuise bien trop rapidement, et Saphir dort toujours. Je ne veux pas le réveiller. En essayant d’être la plus discrète possible, je retire la lanière de mon sac en la passant par-dessus ma tête mais je vois malgré tout Saphir se retourner, et ouvrir des petits yeux mécontents et fatigués dans ma direction.

« Désolée, mon gros... »

Mais le voilà déjà rendormi. Avec un peu chance, il ne s’en souviendra pas et évitera de me faire payer son réveil inopportun en s’enfuyant partout. Je pense tout de même qu’il n’est pas prêt de me faire ce coup-là à nouveau, pendant un long moment. C’est bien le seul point positif que je retiens de cette rencontre.

Je sors de mon sac le reste du sandwich qui m’a servi de repas hier soir afin de le finir. Je vérifie par la même occasion s’il me reste de quoi nourrir Saphir, qui aura très sûrement faim à son réveil. Il me reste les friandises dont il raffole, ainsi que quelques baies, mais plus beaucoup. Et c’est pareil pour ma part. Outre ce sandwich, je n’ai plus rien à manger. Il faudra que je refasse le plein quelque part, tant pour moi que pour lui. J’ai soudainement l’impression d’être parfaitement incapable de m’occuper de celui qui, pourtant, me suit depuis mon réveil. Je le perds, il se fait agresser, blesser. Je n’ai presque plus de quoi lui donner à manger alors qu’il est exténué. Parfois, je l’oublie carrément… La honte me prend soudainement au ventre. Je me sens rougir. Je dois avoir l’air bien maligne face aux quelques passants qui vont et viennent devant le bac sur lequel je suis assise.

Je baisse les yeux, afin que personne ne puisse me voir, mais également pour veiller sur mon petit compagnon, qui ouvre à peine les yeux. Je vais lui laisser ce sandwich pour son réveil. Après tout, il en a plus besoin que moi.


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Dim 25 Juin 2017 - 11:50


Une aide tombée du ciel.
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Je somnole. J’ai fini par oublier depuis combien de temps je suis assise sur ce banc, avec Saphir endormi sur mes genoux. Je me repose enfin. Je sens mon petit compagnon bouger de temps à autres, mais il reste relativement calme par rapport à son habitude. Ma main reste poser sur sa tête ; il en profite pour l’appuyer contre ma paume, insistant pour que je lui fasse des câlins. Il en vient même à me lécher le bout des doigts de sa petite langue râpeuse. Mais mes yeux se ferment et s’ouvrent à intervalles irréguliers, le temps file sans même que je m’en rende compte. Peut-être une heure, voire deux, passent… Le soleil bouge, je me retrouve rapidement à l’ombre des hauts immeubles du centre-ville. Prise dans un courant d’air froid, que je ressens soudainement, je me réveille frissonnante. Saphir en profite pour me lancer un petit jappement joyeux. Puis il sursaute en entendant son estomac grogner. Je lui tends un petit morceau du sandwich que je lui gardais.

« Tiens, mange. »

Il le renifle d’un air dédaigneux avant de le prendre dans sa gueule et de l’avaler presque rond. Je soupire en lui en tendant un second, désespérée de voir qu’il n’a toujours pas retenu les leçons des quelques fois où il a failli s’étouffer en mangeant de la sorte.

Alors que je m’apprête à lui en tendre un troisième, un coassement sourd et grave nous interrompt soudainement. Je me retourne vivement vers la source du bruit, pour seulement découvrir une espèce de lézard bizarre, posé sur le banc, à côté de nous, et fixant avec un intérêt non dissimulé le sandwich que j’ai dans les mains. C’est un Pokémon noirâtre, court sur patte, les yeux plissés et possédant de drôles rainures rouges sur les dos. Il coasse à nouveau, en nous montrant une langue digne de celle d’un Séviper. Encore une espèce que je ne connais pas…

« T’es quoi, toi ? »

Il me désigne de la tête, puis se met à alterner rapidement entre moi, mon sandwich et mon sac. Message reçu… Je lui donne le morceau que j’avais dans les mains, sans m’occuper de Saphir qui peste contre le lézard en le grognant avec bien peu de conviction. Ce dernier réplique en lui sifflant au visage, ce qui a pour effet de faire immédiatement taire mon petit Zorua. Je ne peux m’empêcher de pouffer alors que le lézard bizarre prend entre les petites mains qui terminent ses pattes le morceau de sandwich que je lui tends. Il se retourne sur le banc pour le grignoter à petites bouchées, tout en sifflant contre les quelques Poichigeons qui s’approchent trop de lui à son goût.

Je me reconcentre sur Saphir, en sortant de mon sac en bandoulière le paquet de friandises qu’il me reste. J’en prends une poignée afin de la lui donner, mais le bruit du sachet froissé fait à nouveau réagir le lézard bizarre. Les aigrettes qui lui servent visiblement d’oreilles se mettent à se mouvoir dans ma direction, puis le voilà à nouveau face à moi, en fixant ma main avec intérêt. Je le fixe en retour, tout en sentant le museau mouillé de Saphir se coller contre le fond de ma paume. Ce lézard est visiblement affamé, pour en venir à quémander de quoi manger à de parfaits inconnus. Je finis par remarquer un bracelet en tissu rouge, accroché à l’une de ses pattes avant. Il appartient donc à quelqu’un, qui lui aurait mis ce bout de tissu autour du poignet. J’y vois même que quelques lettres y sont inscrites, mais de là où je me trouve, je ne peux pas les lire. J’aimerais le rapprocher de moi, afin de pouvoir y voir plus clair, mais je crains qu’il ne réagisse mal. Je repense soudainement que je devrais faire quelque chose pour ma vue légèrement défaillante de loin... Je portais peut-être des lunettes avant…

Je saisis Saphir dans mes bras, avant de me lever.

« Allons-y… »

Mais j’ignore où aller. Finalement, je suis revenue à Capella sur un coup de tête. Je n’ai rien, aucun indice. Comment pourrais-je me diriger dans cette ville immense, et dans cette région ? Je réfléchis bien peu, dans ma vie. Avant, je pensais aller à l’hôpital, mais maintenant… Avec ce cinglé aux yeux jaunes qui a dû s’y diriger, je ne souhaite plus m’y rendre. Du coup, je ne sais plus quoi faire. Bon, autant ne pas rester immobile au milieu de la rue, tout de même. Je commence à marcher, clopinant jusqu’au bout de la rue, dans l’espoir d’y trouver un plan m’indiquant où je me trouve. Un coassement grave me fait m’arrêter à peine quelques mètre plus loin. Je me retourne et aperçois le lézard bizarre filer vers moi à tout allure, courant presque à plat ventre sur ses courtes pattes. Il a drôle d’allure, quand même…

Un petit sourire apparait sur mon visage tandis que le Pokémon inconnu se dresse devant moi, en me sifflant amicalement.

« T’es drôlement collant pour un lézard, tu sais ? »

Celui-ci continue à remuer la queue avec de petits yeux joyeux. Je soupire. Il va bien falloir que je l’emmène quelque part, s’il est seul dans la rue. Son dresseur doit sûrement s’inquiéter de son absence. Je repère un plan, comme je m’y attendais. Dessus, je remarque que je suis non-loin de l’aéroport par lequel j’ai pu rentrer dans la région, hier soir. Je n’avais pas du tout reconnu les bâtiments… Je remarque également sur la carte un poste de police, à deux rues d’ici. Ce sera parfait pour le lézard.


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Dim 25 Juin 2017 - 20:51


Une aide tombée du ciel.
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Un accueil sobre. Voilà ce qui pourrait caractériser ce poste de police. J’entre dans une pièce banale, aux murs blancs, aux chaises noir inconfortables et ponctuée de quelques plantes vertes çà-et-là. Je vois en arrivant que quelques personnes attendent déjà. A la vue de leurs expressions agacées, je dirais qu’elles sont là depuis déjà un bon moment. Je m’en vais directement les rejoindre, en prenant soin de vérifier que le lézard bizarre me suit toujours. C’est bien le cas. Il est encore derrière moi, me sifflant de temps à autres, et fixant mon sac de ses petits yeux violets. Il a toujours faim, visiblement… Je m’assois sur la première chaise venue, pose Saphir sur mes genoux et étends ma jambe blessée devant moi. Marcher a réveillé la douleur qui s’était légèrement calmée tout à l’heure. Je profite de cette pause forcée pour sortir de mon sac deux de mes dernières baies, afin d’en donner une à mon petit Zorua, et l’autre au lézard qui s’est allongé à mes pieds.

Puis j’attends mon tour.

Au fur et à mesure que le temps passe, Saphir se met à s’agiter sur mes genoux, en poussant de petits jappements me signifiant clairement son envie soudaine de jouer. Les autres personnes autour de nous se mettent rapidement à le regarder, soit avec émerveillement, soit avec agacement. J’essaye de le faire se calmer, mais il a malheureusement décidé de ne pas m’écouter. C’est alors avec soulagement que j’entends enfin qu’on m’interpelle.

Je me dirige vers le bureau d’accueil, un Saphir agité dans les bras, et un lézard bizarre presqu’accroché à mon pied. Le meuble m’arrive aux épaules, et derrière se tient un agent de police atteignant facilement un bon mètre quatre-vingt-dix. Intérieurement, j’en arrive à me plaindre de leurs accueils trop hauts : je suis obligée de me soulever sur la pointe des pieds pour réussir à poser Saphir devant moi. L’homme à la réception me semble fortement ennuyé d’être obligé de se tenir là pour le reste de sa journée. Son regard est vide, et ses mouvements tellement lents qu’ils en deviennent frustrants. C’est avec une voix monotone qu’il me demande pourquoi je suis ici.

« J’ai trouvé ce Pokémon dans la rue. Je crois qu’il est perdu. »

Je me penche en avant afin de prendre le lézard bizarre dans mes bras et de le présenter au policier devant moi.

« Et je sais même pas ce que c’est… »

Je vois l’homme en face de moi lever un sourcil, ce qui me donne soudainement envie de le claquer. J’évite tout de même de le faire. Claquer un policier peut être mal vu. Ce dernier se met rapidement à examiner le lézard, avant de remarquer le bracelet rouge qu’il porte autour du poignet. Il le saisit donc par les côtes, bien plus délicatement que je ne l’aurais pensé, afin de le retourner. Il lui retire rapidement le bout de tissu, puis le remet droit. Le lézard se met à le pester et à le siffler, en venant se coller à moi. Je lui ai donné une fois à manger, et il me prend déjà pour sa mère…

Le policier lit ce qui se trouve marqué sur le bracelet avant de m’annoncer :

« C’est un Tritox, un Pokémon venu d’Alola. Une espèce peu commune ici… Et il a un nom. Cooper. »

Je me disais bien qu’il était probable que ce soit son nom marqué sur son bracelet.

« Cooper ? »

Le lézard se retourne vers moi et coasse joyeusement dans ma direction. Je veux bien croire ce policier pour le coup.

« Et vous pouvez retrouver à qui il est ? »

Je reconnais immédiatement la tête que fait le réceptionniste. On me l’a souvent faite. Ce ne sera pas possible, bien sûr. Trop peu d’indices, avec juste un nom et un bracelet, et surtout sans pokéball, et cetera, et cetera... Ce pauvre Pokémon devra attendre que son dresseur s’en fasse pour lui, au point d’aller voir dans un centre ou un poste de police pour le retrouver. Et c’est bien ce que me confirme le policier.

« Ce ne sera pas possible, malheureusement. On sait bien trop peu de choses à son sujet pour pouvoir lancer une recherche efficace. Mais un autre détail me chiffonne… C’est un mâle. »

Et alors ?
Je ravale tout de même ma question, de peur de paraitre une nouvelle fois stupide.

« Les mâles de cette espèce n’évoluent pas, contrairement aux femelles, et sont donc souvent sujets à l’abandon. Certains dresseurs qui pensaient avoir capturé une femelle, et qui se rendent plus tard compte que c’est un mâle qu’ils ont dans leur pokéball…  Ce n’est pas le premier cas qu’on traite, et ce ne sera sûrement pas le dernier. »

Ainsi, ce lézard aurait abandonné à cause du fait que ce soit un mâle. C’est moche. Surtout de la part de son ancien dresseur. Mais je comprends soudainement pourquoi il n’avait pas peur de moi, et pourquoi il était affamé. Qui sait depuis combien il n’avait pas mangé à sa faim ? Je lui redonne une baie, pour la peine.

« Je peux l’emmener avec moi ? »

J’ai posé cette question sans réfléchir, une nouvelle fois. Mais pourquoi pas, après tout ? Je ne vais pas le laisser ici, tout de même. Et il semble m’apprécier.

Le policier, en entendant ces mots, se radoucit soudainement.

« Bien sûr ! Juste le temps de régler deux/trois petites choses, et vous pourrez le prendre avec vous. On vous fournira une pokéball, également. J’aurais juste besoin d’une pièce d’identité. »

Je lui tends ma carte de dresseur, qui se trouve être la seule pièce d’identité que je n’ai jamais possédée. Comme je m’y attendais, une fois mon identité vérifiée dans ses fichiers, le policier a un petit temps de latence. Mais il se reprend bien vite avant de me donner une pokéball prise quelques secondes plus tôt dans l’un de ses tiroirs. Je fixe l’objet avec des yeux ronds. Je n’en ai jamais utilisé, j’ignore comment un tel engin fonctionne. Saphir reste toujours à mes côtés, et je n’ai jamais capturé un seul Pokémon. Enfin, durant ces trois dernières années du moins. C’est ainsi que je me vois essayer de faire rentrer le lézard dans la pokéball, sous le regard compatissant du policier. C’est au bout d’une dizaine d’essais et de quelques jurons que j’arrive enfin à faire entrer le Tritox à l’intérieur. Je regarde la pokéball, plutôt fière d’avoir vaguement compris son fonctionnement sans l’aide de personne.

Le policier me retend ma carte dresseur, en prenant soin de réciter toutes les informations qu’il a pu apprendre à mon sujet, afin de vérifier leur véracité.

« Line Esppé, vingt-et-un ans supposés. Amnésique. Origine inconnue. Retrouvée il y a trois ans à Creshendia, puis transférée à l’hôpital de Symphonis. »

Ah bon ? Je l’ignorais. Pourquoi ne me l’a-t-on jamais dit ?

« Euh… Oui oui. Je suppose… »

Finalement, ce lézard bizarre m’aura permis de connaitre ma prochaine destination : Creshendia.


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