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"Une aide tombée du ciel." | Solo | [terminé]
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Mer 30 Nov 2016 - 18:12


Une aide tombée du ciel.
Solo
J’avance.
Pas question de m’arrêter ou de ralentir.
Pas encore. Pas encore.
Ma tête tourne toujours, mais cette sensation reste moins violente que tout à l’heure.
Ma jambe me tiraille, je boite légèrement. Ce Pokémon au deux mâchoires ne m’a pas loupée. Il avait l’air particulièrement féroce.
Je ne sais même pas le nom de cette espèce. C’était la première fois en trois ans que je rencontrais un tel Pokémon. Dans d’autres circonstances, j’aurais bien voulu savoir ce que c’était.
Un visage d’ange, deux mâchoires, et une morsure douloureuse.
C’est tout ce dont que je me souvenais.
Peut-être avais-je déjà connu ce Pokémon. Avant.
Mais à mon réveil, je ne me souvenais de rien.
Il avait fallu qu’on m’indique que Saphir était un Zorua. Sinon, je ne l’aurais jamais su.
Et avant mon voyage à Unys, j’ignorais même qu’il était chromatique, comme le dise si bien les autres.
J’avais dû tout réapprendre.

J’avance.
J’ai mal.
Je commence à m’essouffler.
Ma jambe me lance, palpite. Une chaleur désagréable commence à s’étendre de mon mollet jusqu’à ma cuisse et ma hanche.
Dès que je prends appui dessus, la douleur s’intensifie toujours un peu plus.
Je serre toujours plus les dents, espérant que, ainsi, le mal s’atténuera légèrement.
Je ne pensais pas que la blessure était aussi profonde. Mais je ne la regarde pas. Il faudrait que je m’arrête.
Et je ne veux pas m’arrêter.
Pas encore.
Pourtant, peu à peu, la douleur commence à prendre le pas sur ma détermination.
Je ralentis fortement, le souffle court, ma jambe blessée crispée.
Je tiens encore Saphir dans mes bras. Il est toujours aussi faible. Il garde les yeux fermés, le visage froncé et les oreilles en arrière.
Je n’aime pas le voir dans cet état.
Je reprends petit à petit mes esprits et regarde autour de moi, afin de tenter de me repérer par rapport aux immeubles que j’aurais pu peut-être voir à l’aller.
Mais j’ignore où je suis en ville.
Et surtout, j’ignore où aller.

Je m’épuise à continuer de marcher, sans pour autant savoir où je vais.
Je refuse de me diriger vers un Centre Pokémon. L'autre cinglé aux yeux jaunes pourrait y aller pour lui-même se soigner.
Idem pour l’hôpital.
Je m’arrête alors au milieu d’une rue peu fréquentée. Je garde ma jambe blessée pliée, histoire d’éviter les crampes et surtout pour ne pas avoir à la poser au sol.
Je reprends doucement mon souffle, même si je pense qu’avec l’état de ma jambe, me remettre à marcher me fatiguera à nouveau. Et rapidement.
Peu à peu, je me rends même compte que rester simplement debout me garde dans un état d’abattement inhabituel.
J’aperçois alors un banc.
Un simple banc en pierre, typique des grandes villes.
Je vais m’y asseoir, non sans mal.
Je pose Saphir sur mes genoux. Il s’y love difficilement, jappe faiblement et deux secondes plus tard, le voilà endormi.
Sa petite poitrine se soulève doucement à intervalles réguliers, ce qui me rassure.
Je pose ma main sur son dos et étends ma jambe sur le trottoir.
Puis, les yeux baissés, ne souhaitant croiser le regard de personne, je commence à gratter distraitement le crâne de mon petit Zorua.


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Dim 4 Déc 2016 - 17:50


Une aide tombée du ciel.
Solo
J’ignore combien de temps je reste assise sur ce banc.
Je ne regarde personne, je ne lève pas les yeux, je ne fixe que mon petit Zorua allongé sur mes genoux.
Il se calme petit à petit, il récupère tranquillement. Le voir s’en remettre doucement me rassure.
Je ne veux plus jamais le voir dans cet état.
Je continue à passer ma main sur son dos, m’amusant des petites secousses qui l’animent lorsqu’il expire.
Ma jambe se repose également. Je la sens moins palpiter que tout à l’heure, lorsque je marchais encore dans les rues.
Finalement, même si je reste fixe, j’ai bien fait de m’asseoir sur ce banc.
Je relève la tête, évitant de croiser le regard des autres.
Je ne sais toujours pas où aller.
Je me désespère.
Je me rends soudain compte que je suis revenue à Capella sur un coup de tête. Je voulais y trouver l’origine de Saphir. Et je voulais m’y retrouver aussi. Mais finalement, je ne sais pas par où commencer.
Je suis perdue.

Un petit coassement me sort de ma rêverie.
Je tourne la tête et regarde d’où vient ce bruit.
A ma droite, tranquillement assis à mes côtés, un petit Pokémon noirâtre me fixe.
Il coasse à nouveau avant de doucement faire pivoter son crâne. Il continue à me fixer du regard, sans cligner ne serait-ce une seule fois des yeux.
J’ignore à nouveau ce que c’est.
Une espèce de lézard court sur patte avec des yeux violets plissés et de drôles de rainures rouge vif sur le dos.
Il coasse encore.
Bizarre pour un lézard.

« T’es quoi, toi ? »

Il coasse.
Il meut enfin son regard vers mon sac, que j’ai posé à côté de moi.
Avec de petits mouvements de tête saccadés, il me le désigne à plusieurs reprises, visiblement intéressé par ce qu’il y a à l’intérieur.
Puis, il décide d’alterner entre mon visage et mon sac.
Je crois avoir compris le message.
Je me détourne deux secondes de ce lézard bizarre pour aller fouiner dedans et d’en ressortir le genre de petites conneries dont raffole Saphir.
Je lui tends.

« Tiens, le parasite. »

Il se redresse soudainement pour saisir la friandise entre les deux petites mains qui finissent ses pattes avant.
C’est à ce moment que je remarque qu’un bracelet rouge lui enserre le poignet.
Ce qui fait qu’il appartient forcément à quelqu’un. Fameux quelqu’un qui lui aurait mis ce bracelet rouge.
J’ai bien envie de savoir ce qu’il peut y avoir d’écrit dessus mais je crains qu’il réagisse mal si je m’en approche de trop près. Et peut-être même que rien n’y est écrit au final.

« Pourquoi tu rentres pas chez toi ? »

Le voilà concentré sur ce qu’il mange.
Ainsi, je ne m’en occupe plus.
Je me concentre à nouveau sur Saphir qui comment doucement à se réveiller. Il baille et balaie la rue de ses petits yeux endormis.
Il me regarde deux secondes avant de remarquer notre invité sur le banc, qu’il va vite juger comme étant indésirable à la vue de ce qu’il tient.
Il se met donc à le grogner, ce à quoi le lézard répond par un sifflement menaçant.
Mon petit Zorua inoffensif s’écrase bien vite alors que l’autre Pokémon continue à grignoter ce qu’il a dans les mains tranquillement.
Je soupire.

« On s’en va… »

Je maintiens Saphir dans mes bras alors que je me lève avec quelque peu de difficultés. Je reprends mon sac et me dirige vers le bout de la rue doucement, afin que ma jambe ne me lance plus comme tout à l’heure.
Au bout d’une dizaine de mètres et à cause de mon renardeau qui commençait à s’agiter, je me stoppe à un carrefour afin de le porter plus confortablement.
Hors de question de le lâcher. Ce ne serait pas le coup qu’il décide à nouveau de s’enfuir.
C’est à ce moment que j’entends à nouveau un coassement grave derrière moi.
Je me retourne pour uniquement voir le lézard bizarre me fixer de ses yeux violets, avant qu'il ne recommence à fixer mon sac et, sûrement, ce qu’il y a à l’intérieur.
Je baisse mon regard vers sa patte et son bracelet.
Ce Pokémon bizarre appartient bien à quelqu’un. Mais visiblement, personne ne semble venir le chercher.
A moins qu’il se soit enfuit, à la manière de Saphir.
Je me tourne sur le carrefour, dans le but de voir si jamais quelqu’un n’est pas en train de s’approcher de nous, en criant que ce lézard est à lui.
Personne.
En revanche, je repère un poste de police.
Il pourrait lui être utile à ce truc.
Et à moi aussi, à la réflexion.


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Lun 5 Déc 2016 - 15:15


Une aide tombée du ciel.
Solo
Par où commencer ?
Je me suis faite agresser par un cinglé aux yeux jaunes dont je ne connais pas le nom et qui se trimballe avec un Goupix et un Pokémon inconnu possédant deux mâchoires ?
Ou un lézard bizarre qui appartient visiblement à quelqu’un a décidé de me suivre parce que je lui ai donné une fois à manger ?
Bon… Commençons par le lézard.
Je regarde le meuble de l’accueil. Le policier derrière m’a l’air absorbé dans son ordinateur. Je me lève sur la pointe des pieds pour l’interpeller.
Je pose Saphir sur le bureau et il commence à renifler partout, comme il a l’habitude de faire. Je suis d’ailleurs obligée de l’éloigner du bord afin qu’il ne tombe pas.
Quelle idée de faire des meubles aussi hauts… Surtout pour un accueil.
Ce n’est parce que le mec derrière doit facilement atteindre le mètre quatre-vingt-dix que tout le monde est comme lui.
Celui-ci détourne enfin son regard de son écran pour le poser sur moi.
Puis, il me demande d’une voix morne ce que je veux.
Il semblerait que cette pauvre personne s’amuse énormément à rester assise toute la sainte journée ici.
J’hésite pour trouver mes mots.
De toute façon, j’hésite toujours.

« J’ai trouvé ce Pokémon… Il est visiblement à quelqu’un mais il a décidé de me suivre quand je lui ai donné à manger. Depuis, il me lâche plus et je retrouve pas à qui il peut être. »

J’attrape le lézard par les côtes pour le poser sur le bureau de l’accueil, à côté de Saphir. Le Pokémon ne me semble pas gêné par ce contact.
Une fois posé devant le policier, il tente même de revenir vers moi.
Je le pointe.

« Et je ne sais même pas ce que c’est. »

Le policier lève vers moi un regard des plus blasés, avant de me défigurer comme si j’étais la dernière des demeurées.
Je n’aime pas ce regard.
Il fixe le Pokémon assez longuement pour que j’en vienne à me dire que je ne dois pas être la seule à ne pas savoir ce qu’est ce lézard.
Il arrive enfin à repérer le bracelet sur sa patte puis le saisit plus délicatement que j’aurais pu le croire afin de le retourner sur le dos. Il détache alors rapidement le bout de tissus rouge avant de le remettre debout.
Le lézard le siffle en lui lançant un regard mauvais.
Le policier lit tranquillement le bracelet. J’avais bien raison, quelque chose est finalement noté dessus.
Il se décide à enfin relever les yeux vers moi.

« C’est un Tritox. Un Pokémon venu d’Alola. Et il a un nom. »

Je m’en serais douté.
A la vue de son bracelet, et comme je me disais qu’il appartenait déjà à quelqu’un…
Le policier lève un sourcil en déchiffrant l’inscription du nom sur le morceau de tissu rouge qui enserrait jusqu'alors la patte du Pokémon.

« Cooper. »

Il me tend le bracelet afin que je lise.
Je m’en approche en pensant une nouvelle fois que je devrais penser à faire quelque chose pour ma vue légèrement défaillante de loin.
J’avais peut-être des lunettes avant…

« Cooper ? »

Le lézard réagit.
Il se tourne vers moi en poussant de petits coassements joyeux et en reniflant la lanière de mon sac.
Je m’en étonne. Je lui ai juste donné un truc à grignoter et il me considère déjà comme sa mère et son fournisseur officiel.
Je tente de le repousser. De plus, à côté de lui, je vois Saphir qui commence à me faire une crise de jalousie.

« Et vous pouvez retrouver à qui il appartient ? »

Le policier derrière son bureau émet un petit bruit de succion avec sa bouche. Une teinte inquiète se peint sur son visage.
Je comprends bien vite.
Impossible à retrouver, nombre d’information trop faible, avec juste un nom et un bracelet, et cetera et cetera…
Je connais ce genre de réponses, je les entends tous les jours, finalement…
Donc, je m’attends à ce qu’il va dire.

« Impossible. On a juste un nom, et sans pokéball, ce ne sera pas facile. Mais… un autre petit quelque chose me chiffonne… C’est un mâle. »

Et alors ?
J’ai bien envie de la poser, cette question.
Mais je me retiens.
L’expression sur la face du policier m’en dissuade totalement.
Je repousse une nouvelle fois le lézard et éloigne Saphir du bord du bureau.

« Dans cette espèce, les mâles n’évoluent pas. Ce qui fait qu’ils sont souvent sujets à l’abandon. Des dresseurs qui souhaitent une femelle pour la voir ensuite évoluer, mais qui se rendent compte qu’ils ont attrapé un mâle… »

Ainsi donc, ce lézard aurait probablement été abandonné.
Ceci expliquerait pourquoi personne ne s’est amusé à le chercher. Et pourquoi il nous a suivis alors que je lui ai juste donné un petit quelque chose à manger.
Qui sait depuis combien de temps il ne s’était pas nourri ?

« Je suis en droit de l’amener avec moi ? »

J’ai parlé sans réfléchir.
Mais finalement, pourquoi pas ?
De toute façon, il aurait sûrement continué à me suivre.
Le policer lève un de ses sourcils avant de laisser son expression se radoucir légèrement. Il recommence même à fouiner sur son ordinateur en sifflotant.

« Bien sûr. Il me faudra juste votre nom et une pièce d’identité que je puisse vous l’enregistrer. Puis je vous fournirai une pokéball. »

Après avoir fouillé dans mon sac, j’en ressors ma carte dresseur, qui se trouve être la seule pièce d’identité que je n’ai jamais possédée.
En la lui tendant, je lui indique mon nom et mon prénom en prenant soin de les épeler lentement.
Comme je m’y attendais, une fois mon identité rentrée dans son ordinateur, le policier a un léger temps de latence et un petit mouvement de recul.
Sans plus s’en occuper, il saisit une pokéball vide dans un tiroir, tape à nouveau quelques informations sur son clavier et me la tend.
Je la prends alors du bout des doigts. Je n’en ai jamais eu entre les mains, j’ignore comment cette chose fonctionne.
Malgré tout, à force de manipulations infructueuses faites sous les yeux d’un policier dépité mais visiblement compatissant, je parviens à faire rentrer le lézard dedans.
Le policier me rend alors ma carte dresseur, en débitant les informations qu’il a apprises sur moi, grâce à son ordinateur, pour vérifier si elles sont bel et bien correctes.

« Line Esppé. 21 ans supposés. Identité enregistrée auprès des autorités il y a trois ans, après votre sortie de l’hôpital central de Symphonis. Amnésique. Retrouvée dans le coma à Creshendia. »

Quoi ?
Je l’ignorais.
Je pensais avoir été récupérée à Symphonis.
Pourquoi on ne me l’a jamais dit ?

« C’est bien ça ? »

Je secoue la tête pour revenir sur terre.

« Euh… Oui, oui. C’est bien ça. »

Le policier finalise l’enregistrement en silence alors que je fixe la pokéball que je tiens encore dans la main.
Finalement, ce lézard bizarre m’aura permise de trouver ma prochaine destination.
Creshendia.


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