AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Make it real loud ! #MURPHY - solo.
Invité
avatar

Sam 24 Déc 2016 - 11:17

participant 1murphyparticipant2& murphyparticipant2& encore murphy

« “Le succès est un menteur. Le menteur aime le succès.” »

« Beaucoup rêvent de succès. A mon sens, le succès ne peut être atteint qu’après une succession d’échecs et d’introspections. En fait, le succès représente 1% de votre travail qui comporte lui, 99% de ce qu’on peut appeler échec.  »

Le côté honteux de l'écriture c'est lorsque le succès ne vient pas la couronner. Le succès n'est rien que la permission de continuer.


« I stand here waiting for you to bang the gong
to crash the critic saying
Is it right or is it wrong
If only Fame had an IV
Baby could I bare,
being away from you
I found the vein, put it in here »


Tu fermas les yeux un instant. Inspirer. Expirer. Inspirer. Expirer. Se relaxer. Faire le vide dans son esprit et calmer son cœur. Les écouteurs enfoncés dans tes oreilles, la musique à fond, faisant vibrer les entrailles de ton corps, tandis que tu marchais sur le chemin boueux.

L’air frais te purifiait, purifiait tes pensées et réflexions inflexibles. Depuis combien de temps marchais-tu, pieds nus sur le chemin de terre, parce que tes basquets trop serrés te faisaient souffrir ? Depuis combien de temps déjà laissais-tu ton esprit s’égarer dans les méandres de ta mélancolie, dans la chaleur de tes souvenirs, dans la moiteur de l’hérésie ?

Trop longtemps peut-être. Tu perdais la tête.


« I live for the applause, applause, applause.
I live for the applause-plause,
Live for the applause-plause.
Live for the way cheer and scream for me.
The applause, applause, applause. »



Augmentant le son de la musique au maximum, sans raison et sans conscience, riant en imaginant la petite voix qui te sermonnait toujours s’enflammer en criant que tu deviendrais sourde avant de mourir, tu marchais sans but, sans raison.

Tu avais laissé Vocruen derrière toi. Parce que parfois, tu avais besoin de te retrouver avec toi-même. Cette solitude, cette liberté illusoire te procurait un extase sans nom. Le souffle du vent dans tes cheveux et l’appel de la terre te rendait nostalgique.

Bientôt, tu redeviendrais poussière, et tu fusionnerais avec la nature. Bientôt, tu danserais avec le vent, chanterais avec la brise du matin, et regarderais le monde s’éveiller sous les rayons adorateurs du soleil. Bientôt, hein. Comme un compte à rebours, tu pouvais mourir à tout instant.

Et c’est ce qui rendait le voyage plus beau, non ? Des secondes, des minutes, des heures, des jours ou des semaines. Que te restait-il ? Pouvais-tu vraiment repousser l’échéance à chaque fois ? Tu jouais à l’apprentie sorcière en contrant la mort, et bientôt, celle-ci viendrait réclamer son dû. La mort, hein, n’était qu’un réveil sur la véritable vie, comme disait ton père.

Lorsque la musique changea, passant d’une pop électrique à un classique de guitare, tu changeas bien vite, remettant la musique précédente, qui rythmait tes pas, rythmait ta vie.

Tu vivais pour les applaudissements, pour le succès, la reconnaissance. Non. C’était une altération de la vérité. Tu ne voulais pas qu’on scande ton nom inutilement, qu’on t’admire ou qu’on te prenne en exemple. Comme toutes personnes mourantes, tu te demandais ce que tu laisserais sur ce monde, à part quelques souvenirs rayés, et un souffle de vent rêveur. Toi, tu voulais marquer ce monde de ta présence. Tu étais là, oui, mais pour combien de temps encore ?

I live for the applause, applause, applause.

Tu chantonnais doucement, claquant parfois des doigts, marchant en rythme avec la mélodie. Chaque musique avait une signification particulière pour toi. Tu te sentais proche des paroles, tu te voyais dans celle-ci, tu te sentais connectée. Parfois, elle te faisait penser à des personnes, et cela contribuait encore plus à accentuer ton mal-être. Bon sang.

- I live for the applause … ~

II te fallut une demi seconde avant de te rendre compte que tu chantais, tout haut, tout fort, et probablement, très mal. Tu regardas précipitamment autour de toi, baissant le son de la voix criarde, te mordant les lèvres. Tu n’espérais que personne ne t’avais entendu, parce que déjà, c’était un peu honteux, et puis gueuler au milieu d’une forêt que ta seule motivation était le succès pouvait paraitre narcissique.

Tu soupiras de soulagement. Tu étais seule. Du moins, tu espérais que personne ne t’avait entendu. Reprenant le chemin, le cœur battant rapidement, angoissé, tu essayais vainement de te calmer. Il n’y avait pas de quoi en faire tout un plat ! Tu n’allais pas te faire violemment sauter dessus par le premi- ….

Les herbes bougèrent devant toi, et tu t’immobilisas, retenant un petit cri. Prenant la pokéball de Virtutem en main, prête à appeler ton meilleur ami pour te sauver de tes soucis, tu fixais les herbes, inerte.

Puis, un Pokémon sauvage surgit, probablement attiré par tes chants dignes d’un Rondoudou bourré.



©linus pour Epicode

Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» real nan cho
» THE REAL PROBLEM WITH HAITI
» [Real Madrid] Riki Kaka'
» présentation Bob Solo [Validée]
» Live Fast, Die Young and Make a Beautiful Corpse - Anastasia Vanderbilt ❀

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Pokemon Stories :: Capella :: Routes :: Route 14-
Sauter vers: