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Un départ retardé... [feat Murphy]
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Métier : Ranger

Ven 11 Nov 2016 - 16:46

Un départ retardé..
Soleil sur la bourgade de Gavotte-ville.
Dans une des quelques résidences de la ville, un réveille-matin sonne pour rien. Il y a bien longtemps déjà que l’occupante de cette chambre était levée.
Il fallut piétiner, enjamber, sauter et même exécuter une roulade sur son matelas pour que la jeune femme réussisse à atteindre son alarme, et à l’éteindre. Ses cheveux émeraude, lâchés et encore humides, séchaient un peu à l’air libre et tombaient en une cascade sur son dos. Son réveil toujours en main, Estellise Curtis inspecta sa chambre de gauche à droite. Elle était dans un bordel des plus impressionnants ! De l’art abstrait ! T-shirts et robes propres s’entassaient devant son armoire, vide, sa tasse de café fumait encore sur son bureau, et, dans un coin, blottit à sa place et recouvert en partie par un soutien-gorge couleur jade tombé à cet endroit de manière fortuite, Hedera sortait de sa torpeur avec flegme.

«Lève toi Hedera ! On va finir par être en retard.»

Lui ordonna-t-elle en se frayant un chemin vers la salle de bain de la maison de ses parents, chez qui elle résidait encore. Malheureusement pour elle, le bazar était trop important : son pied se posa sur une Pokéball qui trainait sur le plancher, et la demoiselle s’écroula de tout son long, dans un bruit de pachyderme. Elle allait devoir faire un peu de ménage avant de pouvoir prendre la route...
Deux bonnes heures plus tard, Estellise quitta enfin le domicile de ses parents, un sac plein de fournitures sur l’épaule et un Vipélierre branché sur du 220 V pour compagnon.

«C’est parti ! Prochain arrêt : Bourg-Prélude !» s’clama-t-elle en tendant le bras vers le ciel, comme dans ces dessins animés pour enfants où le héros est surexcité par l’idée de voyager.

Surexcitée, elle l’était aussi. C’était la première fois qu’elle quittait Gavotte-ville, et en plus c’était pour une mission en tant que Ranger. Elle pouvait sentir son cœur palpiter dans sa poitrine sous l’excitation. D’un geste brusque, elle lança sa masse de cheveux désormais rassemblée en une énorme tresse vers l’arrière et s’élança vers la sortie de la ville avec impatience. C’était peut-être le début d’un long périple...


Malheureusement pour elle, il lui faudra prendre son mal en patience. À peine arriva-t-elle aux frontières du village qu’elle remarqua un évènement qui piqua sa curiosité. Au loin, une jeune femme aux longs cheveux rouges semblait agir de façon étrange, et son instinct ne put l’empêcher d’aller à sa rencontre, et ça malgré le retard qu’elle avait déjà pris en rangeant sa chambre....

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Estellise Curtis



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Sam 12 Nov 2016 - 21:30

Larmes & supplices
pv estellise| gavotte-ville | musique

 


Il faisait chaud. Beaucoup, beaucoup trop chaud.

Depuis deux jours que tu étais à Gavotte-City, tu n'avais jamais cessé de te plaindre de la chaleur. C'était étrange. La journée, le soleil semblait de plomb, étouffant, accablant, te donnant multiples maux de ventres et de têtes. Et lorsque l'obscurité tombait, la moiteur laissait place à un petit vent friqué qui te glaçait le sang si tu commettais l'affront de mettre le nez dehors en pleine nuitée.  

Heureusement pour toi, tu quittais bientôt Gavotte-City, bien que n'aie pas encore décider de ta prochaine destination.
Voyager. Ce mot te provoquait des frissons, rien qu'à l'imaginer. Tu fermais les yeux, et tu te voyais sur les routes, au bord des mers, à la recherche et à la rencontre de multiples Pokémons. Voyager oui, et trouver et retrouver les moindres recoins du monde. Observer le soleil se lever, danser dans le ciel, avant de lentement s'abaisser pour laisser sa jumelle, la Lune, veiller sur nos sommeils sans rêves.

Oui, c'était ça que tu voulais. Sentir le vent dans tes cheveux, sentir les nouvelles effluves des nouveaux pays que tu allais rencontrer, te remplir la vue de toute cette vie, toute cette effervescence. L'aventure, oui. Elle t’appelait, elle te criait de venir la rejoindre. Et emportée, tu courrais pour la rejoindre.

Mais ...

Pas aujourd'hui.


Aujourd'hui, tu crevais de chaud et de mal. Assise sur un banc, à la sortie de la ville, normalement enjouée à l'idée de capturer des pokémons, tu crachais du sang dans ton mouchoir.

Prise de lentes quintes de toux qui ne voulaient – décidément – pas s'arrêter, tu avais senti tes forces t'abandonner, et tu avais fini par t'arrêter sur le premier banc.

Virtutem te lançait des regards inquiets, et quelques personnes aussi, te regardaient. Mais que voulais-tu y faire ? Tu ne pouvais rien y faire.

Tu toussais, tu crachais ton sang, et la douleur ravageait ton estomac.

La maladie revenait, hein. Peut-être bien qu'elle n'était jamais vraiment partie, au fond. Toi qui pensait qu'elle était restée à Unys, tu t'étais trompée. Alors, certes, en arrivant à Gavotte-ville, tu t'étais aussi sentie mal, mais pas à cette ampleur là.

Tes affaires étaient tombées du banc, et tu n'avais pas la force de te baisser pour les ramasser. Tu savais que tu avais un calmant dans ton sac, une petite potion que tu t'injectais lorsque ta maladie devenait trop ... envahissante.

Faible. Tremblante. La toux te pliant en deux, ta tête menaçant d'imploser, ton ventre se tordant.

Aidez-moi.

Tu tendis la main vers ton sac. Trop loin. Trop faible. Tu n'y arriverais pas. Ta respiration se bloquait, tu sentais le sang remonter dans tes bronches.

Et tu t’étouffais, encore. Et encore. Le sang coulait de ta bouche, coulant sur ton haut blanc, le tachant indéniablement.

— Put ... ain, réussis-tu à articuler, avant que le sang ne remplisse ta bouche.

Virtutem te regardait, paniqué. Le nez plongé dans ton sac, il cherchait les petites fioles bleus qui te soulagerait. Mais ses doigts étaient trop gros, il était trop maladroit, il paniquait.

Il n'y arriverait pas. Et toi non plus.

Tu commençais à voir des taches devant tes yeux. Noir. Tu voyais noir. Perdais-tu conscience ? Étais-ce comme ça que tu allais mourir ?

Seule, dans le noir absolu, malgré le soleil de plomb qui brûlait ta plomb ?

 
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Dim 13 Nov 2016 - 13:54

Un départ retardé..
S’approchant de plus en plus de la jeune femme, Estellise put remarquer de prime abord ses cheveux flamboyants, aussi resplendissant que les flammes elle-même.
L’inconnue, qui n’était surement pas originaire de la ville -une chevelure pareille, ça ne passait pas inaperçue, Estelle le savait bien- était assise sur un des quelques bancs qui bordaient les frontières de la ville. Bien souvent, il n’y avait que les retraités qui s’y installaient, le reste des habitants ayant trop d’occupations personnelles pour prendre le temps de se poser sur ses bancs blancs et admirer le paysage. Elle aurait dû la laisser seule, c’était logique. On ne vient pas se mêler de la vie des gens comme ça.
Mais pourtant, ses pieds continuaient obstinément leur route, indépendamment de son caractère méfiant qui lui soufflait de ne pas s’en mêler. Elle freina malgré tout sa course, un instant, observant la jeune femme dont le corps se désarticulait comme une marionnette inanimée. Chacun de ses gestes semblait décousu, faibles.
À ses pieds, un Riolu s’activait et retournait littéralement son sac de l’intérieur. Finalement, ce n’est que quand la jeune femme se laissa tomber sur le banc qu' Estelle se décida. Sa marche devint une course endiablée et, à grandes enjambées, elle rejoignit la malade et son Pokémon en l'interpellant du mieux qu’elle le pouvait, ne connaissant ni son nom, ni quoi que ce soit d’autre à son sujet.

«Eh !»

À son niveau, la Ranger posa sa main sur son épaule et la secoua délicatement, espérant une réaction. Était-elle consciente, morte, ou évanouie ? Elle n’en savait rien.
Elle tenta de prendre son pouls mais n’y connaissait pas grand-chose, au fond. Impossible pour elle de savoir s’il battait à un rythme correct ou non. Et puis, elle n’avait rien pour chronométrer les battements de toute façon, mais c’est généralement ce que l’on faisait quand on trouvait quelqu’un dans cet état.

«Vous vous sentez bien ? Mademoiselle ?»

Elle savait bien que, si elle était inconsciente, elle ne répondrait pas mais peut-être qu’au moins, elle l’entendait. Peut-être qu’au moins, elle saurait qu’elle n’était plus seule sur ce banc...

Estelle porta son regard sur le reste du corps tremblant de la jeune femme. Elle remarqua alors que son poing se serrait sur un mouchoir imbibé de sang, et que ce même sang coulait légèrement à la commissure de ses lèvres. Désemparée, elle se tourna alors vers le Pokémon bleu et noir, comme si elle attendait de lui des explications ou une réaction qui lui indiquerait la marche à suivre. Son corps était froid et son front luisait de sueur. Avait-elle eu juste un coup de chaud ? Estelle n’y croyait pas trop. En tout cas, elle ne pouvait pas la laisser là dans cet état, c’était contre ses principes...

avengedinchains


Estellise Curtis



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Dim 13 Nov 2016 - 15:39

Larmes & supplices
pv estellise| gavotte-ville | musique

 


Bonjour, je m'appelle Virtutem, et je suis un petit Riolu.

Ma dresseuse, c'est Ashley O'Hara.

Quoi ? Comment ça vous ne savez pas qui c'est ? Ashley, c'est la meilleure des dresseuses, du moins, à mes yeux. Je l'aime énormément, et je la surveille depuis qu'elle est toute petite. Mais ça, elle ne le sait pas.

Mais oui, Ashley. La grande rousse avec son sourire d'ange, son regard d'ambre et ses larmes d'argent. Vous voyez qui c'est ? Alors c'est bon.

Appelons-la Murphy, puisqu'elle cache sa véritable identité depuis qu'elle a fui à mes côtés.

Elle n'a pas eu la belle vie Murphy, je sais – parce que je l'ai vu et ressenti à travers ses émotions – qu'elle a beaucoup souffert. Soyez gentils avec elle, ce n'est pas une mauvaise personne, même si elle se cache derrière son cynisme et sa froideur pour ne plus ressentir.

Mais c'est faux. Elle ment quand elle dit qu'elle ne ressent plus rien. Regardez, pas plus tard que l'autre soir, elle a passé la nuit avec un un grand noiraud, et même si elle a affirmé que ce n'était que l'histoire d'une nuit, elle y repense encore. Alala, pauvre Murphy. Ses sentiments la perdront.

Bref, je suis pas ici pour vous comptez son histoire ni ses aventures d'un soir. Elle vous le racontera elle-même, si elle en a envie, si elle se sent en confiance avec vous. Moi, je ne peux pas le faire à sa place. En plus, je ne parle pas. Vous entendez la voix d'un Pokémon dans votre tête. Vous êtes peut-être fous.

Mais c'est pour la bonne cause. C'est qu'il faut l'aider, la Murphy. Croyez moi ou non, je le ferais bien. Mais mes pattes sont trop grosses, et je ne suis pas précis pour lui faire ses piqûres.

Parce que Murphy est malade, vous voyez. Son salaud de père l'a empoisonnée, pourrissant son corps et son esprit. Et sans lui, elle ne peut pas vivre, car seul lui sait comment limiter les effets.

Mais comme elle a fui, j'imagine que vous comprenez un peu la galère. Elle a volé des antidotes avant de partir, mais le stock est bientôt à court. Et sans ça, et bien, Murphy finira par mourir.

Alors, elle se bat, elle essaye de prendre le moins souvent possible ces antidotes, redoutant le moment où elle ouvrira son sac et qu'il n'y en aura plus.
Mais elle ne peut pas faire sans.

Car elle se meurt, elle se meurt et moi, ça me déchire le cœur, d'être impuissant à ce point. La voir mourir, c'est me faire mourir à petit feu. Et si Murphy doit mourir, je mourrais avec.
C'est une promesse de Riolu, c'est très important. Un Riolu tient toujours ces promesses, vous savez.

M'enfin, je reviens à notre problème principal. Cela faisait quelques jours que nous étions arrivés à Gavotte-Ville, et bien qu'elle essayait de le cacher, je savais très bien que la maladie revenait.
Surtout que le plaisir physique accentuait le tout, et ils ne s'étaient pas retenus, l'autre soir, les deux amoureux. Ne fais pas l'innocente Murphy, ça sentait le mâle dans la chambre. J'suis peut-être un pokémon, mais je sais comment le monde tourne.

Aujourd'hui, alors qu'on était tous les deux prêts à repartir à l'aventure, à trouver de nouveaux amis, et bien ça a recommencé. Elle s'est mise à tousser. Jusqu'ici, rien d'inhabituel, hormis si l'on considère que tousser sous un soleil de plomb est inhabituel. Et puis, ça a continué en crescendo. D'abord, elle s'est sentie faible, elle s'est assise un peu, puis elle a craché du sang.

Beaucoup de sang, énormément de sang.  

Alors j'ai paniqué, vous comprenez ? Y'avait pas beaucoup de monde dans la rue, et moi, je n'arrivais pas à faire sa piqûre tout seul. Quand elle est tombée dans les pommes, j'ai hurlé, parce que j'étais impuissant. Et que je déteste être impuissant. Surtout quand il s'agissait d'elle.

Et puis, il y a une femme qui est arrivée en courant. Elle lui a parlé, lui demandant si elle allais bien.

Bien sûr Madame, elle est couchée sur un banc, inconsciente, crachant du sang, et elle va te répondre qu'elle va bien. Ces humains, je vous jure ...

Mais j'ai su que c'était ma chance. J'ai brandi maladroitement le sac, je lui ai montré les seringues, puis la cuisse de Murphy.

J'espérais qu'elle allait comprendre. Elle avait pas l'air fut-fut, un peu perdue, me dévisageant avec son regard désemparé.

Bref. Si elle ne faisait pas vite quelque chose, cette demoiselle aux cheveux verts, et bien Murphy risquait fort d'y passer. Et je ne laisserais jamais ça arriver.

Pas ma Murphy. Je vous en supplie. Prenez en une autre. Il doit bien avoir assez d'humains insignifiants, alors prenez les au lieu d'elle.


Dieu, viens moi en aide et sauve la.

 
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Dim 13 Nov 2016 - 17:47

Un départ retardé..
L’avait-il compris ? Ou était-ce le hasard ?
Non. Le hasard n’avait pas pu pousser le petit Riolu à plonger de plus belle dans le sac de la jeune femme pour lui montrer du bout de sa grosse patte maladroite un lot de seringues qu’il n’arrivait semble-t-il pas à attendre tout seul.
Délicatement, et sans arrêter le va et vient de ses yeux entre le Pokémon et la malade, Estelle plongea sa main dans le sac. Et si la jeune femme se réveillait à ce moment-là ? Allait-elle être prise pour une voleuse ? Qu’allait-elle bien pouvoir dire pour expliquer son acte ? «Ce n'est pas moi, c’est lui», en désignant le Riolu ? Elle allait être ridicule, ou passer pour une cinglée.
Mais elle ne se réveillait pas.

Elle l’aurait pourtant espéré, ça aurait été bien plus simple.

Seulement, elle ne démontrait aucune forme d’amélioration physique malgré les secondes qui s’écoulaient. Prenant son courage à deux mains, Estellise s’empara d’une des seringues, l’observa un instant en se demandant ce qu’elle pouvait bien contenir avant de reposer une nouvelle fois ses yeux sur le chef des investigations -soit le Riolu- qui pointait la cuisse de sa partenaire de son doigt boudiné, un air qu’elle aurait pu qualifier d’exaspéré sur le visage. Mais ça, c’était sans doute plus dû à son imagination qu’autre chose. Après un bref instant de réflexion à se demander quelles seraient les conséquences de cette injection inconnue dans le sang de la demoiselle et les répercutions sur sa propre existence en cas d’aggravation de son cas, elle prit la décision de lui administrer le sérum, plantant l’aiguille dans la cuisse de la rousse. Elle regarda le liquide se vider du contenant pour se répandre dans le corps de la voyageuse inanimée.

Une fois cela fait, elle décida que la laisser là n’était vraiment pas une bonne idée. Elle la redressa donc comme elle put et glissa son bras aussi inerte que celui d’une poupée sur son épaule. Le sien, elle le glissa derrière ses omoplates et la souleva tant bien que mal de son banc, poussant un petit «ouch» sous l’effort.
Une fois l’inconnue à peu près entre de bonnes mains, elle tendit son bras libre et s’empara du sac qui traînait sur le sol. Devait-elle expliquer au Riolu ce qu’elle faisait là ? Le comprendra-t-il ? Elle n’en savait trop rien mais, dans le doute, lui bredouilla quelques mots pour ne plus subir son regard qui lui paraissait féroce.

«Elle sera mieux à l’abri.»

Et ainsi, après cette brève explication qui n’en n’était pas vraiment une, elle rebroussa chemin. Heureusement que sa maison n’était pas si loin, elle ne savait pas vraiment si elle aurait pu la transporter sur des kilomètres...



Après un court parcours qui lui parut durer une éternité, ils arrivèrent enfin à destination. Elle ne savait pas vraiment si l’état de la jeune femme s’améliorait, ni même si le Riolu l’avait suivi mais au moins, ils étaient devant sa maison.

«Hedera, tu peux ouvrir la porte ?»


Le vipélierre, qui s’était emmitouflé dans les cheveux de la Ranger pendant le voyage, se glissa dans son sac et en ressortit un jeu de clefs. Il en choisit une et alla déverrouiller la poignée tout seul, dans l’autonomie la plus parfaite. Estelle put donc rentrer chez elle sans avoir à lâcher la dresseuse Pokémon. Elles entrèrent donc, bras dessus-dessous, et Estelle se dirigea instinctivement vers sa chambre qui désormais resplendissait de propreté.

«Plus que quelques mètres...» s’encouragea-t-elle à voix basse.

Au loin, elle apercevait enfin la porte entrouverte de sa chambre et, au fond de celle-ci, le coin de son lit.

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Estellise Curtis



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Lun 14 Nov 2016 - 20:22

Larmes & supplices
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Uh-oh, dancin' past the point of no return


Noir.
Il faisait noir, si noir. Tourmentée, changeante, torturée par les spectres d'un passé qui te dépassait, tu ne voyais pas vraiment clair. Ta tête te faisait souffrir, comme prise à l'étroit dans un étau mortel.
Au loin, un cri résonnait dans la nuit, brisant le silence perturbant, résonnant tragiquement.

Qui étais-tu ? Où étais-tu ? Qui donc criait désespérément dans ce noir environnant ?

Puis, des flashs du passé te revinrent. Tu te souvenais à nouveau de tout. Murphy. Ashley. Tout cela ne faisait qu'un. Toute cette petite mascarade n'était que comédie, qu'arlequinade masquée par les masques de la honte et de la peur. Mais tu te souvenais de tout ; la salle blanche, le scintillement des instruments de laboratoire, le sang qui giclait, les cris. Des cris désespérants et qui te glaçaient le sang.

Celui que tu entendais depuis tout à l'heure ne s'était pas encore arrêté. Il semblait déchiré, fragmenté par la douleur, les souvenirs et la frayeur. Avec horreur, tu te rendis compte qu'il s'agissait de toi.

C'était toi qui criait, qui te déchirait les cordes vocales, paniquant, pleurant jusqu'à te vider de toutes larmes.

Puis le cri se tût.

Alors, ne brisait le silence que les battements affolés de ton cœur.

Tu étais vivante.






Tu ouvris précipitamment les yeux. Grosse erreur. Éblouie par la lumière blanche stressante, trop brillante, tu les avais refermé aussi vite. Te concentrant sur ton souffle brisé, hachuré, les poumons en feu, tu te fis violence pour essayer de te souvenir.

Tu t’appelais Murphy O'Hara, anciennement Ashley. Jusqu'ici pas de souci. Fille d'un scientifique un peu tordu qui faisait des expériences sur sa propre fille, tu avais fui en compagnie d'un Riolu.

Virtutem !


Paniquée, tu te redressas aussi vite que possible, ouvrant tes yeux, paniquée.

D'abord,  ébahie, puis sceptique, tu regardas une deuxième fois autour de toi.

Tu étais dans une grande chambre assez épurée, bien rangée. Allongée dans le grand lit, tu portais des vêtements qui ne te ressemblait pas.

Un mal de tête énorme te martela et tu te rappelas de tout, de tout jusqu'à ce que tu t'évanouisses. Mais il te manquait un élément. Comment étais-tu arrivée de ton banc jusqu'à ce lit douillet ?

Et surtout.

Où était Virtutem ?

Paniquée, tu tiras les couvertures en sortant rapidement hors du lit. Mauvaise idée. Tes jambes lâchèrent sous ton poids et tu t'effondras sur le sol. Les bras tremblants, la rage au ventre, tu rappelas une première fois ton pokemon.

Aucun son ne sortit de ta bouche, et tu puisas dans tes dernières forces pour te relever à nouveau. Mettant un pied devant l'autre, prenant appui contre le mur, tu avançais pas par pas, vers la porte de la chambre.

— Virtu... tem, murmuras-tu la voix rauque.

La porte de la chambre s'ouvrit sur une jeune femme aux cheveux verts, suivie de deux pokémons. L'un deux était un petit Vipélierre, et l'autre n'était nulle autre que ...

— Virtutem !

Tu te laissas chuter sur le sol, ouvrant les bras et serrant le Riolu contre ton lorsqu'il sauta dans tes bras.

PdV Virtutem

Hey Murphy, ne fais pas cette tête-là, on dirait que tu viens de voir un fantôme. Je vais bien, et ne me regarde pas avec ces petits yeux brillants, on dirait que tu vas pleurer, et je déteste quand tu pleures.

Tout va bien. Estelle, la ranger aux jolis cheveux pommes t'expliquera tout, mais je crois que c'est toi qui lui doit des explications. La pauvre aussi, elle a dû te ramener chez elle, alors que tu mourrais, c'est elle qui t'a sauvé.

Tu sais, pendant que tu rêvassais, copieusement installée dans son lit tout frais, et bien, tu as parlé, et elle a tout entendu. Et je crois qu'elle a très envie de savoir. Et crois-moi, ton petit baratin ne passera sûrement pas avec elle.

Allez, Ashley, laisse toi aller, laisse toi faire. Il est temps que tu te fasses des amis sans cette couverture increvable qui te pourrit la face. De toute façon, c'est trop tard. Il faudra bien tout lui dire.



 
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Mar 15 Nov 2016 - 20:18

Un départ retardé..
Combien de temps avait-elle dormi ? Estellise n’en savait rien.
Après avoir réussi à la guider la jeune inconnue jusqu’à son lit, Estelle avait pu profiter de quelques secondes de répit pour lui trouver des vêtements propres et secs. Entre le fait d’être rester au soleil et la maladie qui l’avait atteint, la femme aux cheveux rouges avait transpiré, et ses vêtements étaient un peu usés. Elle avait réfléchi à ce qu’elle pouvait lui proposer en échange : un uniforme de Ranger, un pyjama à l’effigie de Pikachu . Une combinaison de plongée... Au final, elle avait opté pour une tenue ample et confortable, dans laquelle elle serait à l’aise. Après quoi, elle avait vogué à ses occupations, s’était intéressé au Riolu qui l’accompagnait, avait veillé sur son chevet, écouté ses murmures plaintifs, imaginés les cauchemars qui la hantaient rien qu’en entendant ses cris. Elle avait paniqué, deux fois.
La première quand son souffle s’était brusquement accéléré, sans raisons apparente. Elle avait alors craint un arrêt cardiaque, ou un ulcère.
La deuxième fut quand les nerfs de ses jambes se tendirent brusquement, forçant la jambe de la victime à se plier et s'agiter pour retomber, flasque, inerte. Tout était redevenu calme.


La Verte profita de cette paix provisoire pour sortir un instant et aller chercher quelque chose à boire. Guetter une malade l’avait assoiffé. Non loin, Hedera semblait tenter d’entrer en communication avec le Riolu, mais celui-ci garder toute sa concentration vers sa compagne.

Quand elle quitta la pièce pour aller chercher quelque chose à boire, les deux Pokémons la suivirent et elle leur donna un petit gâteau aux baies, spécialité de sa mère. Ils devaient avoir faim, tous les deux. A côté de cela, elle prépara une tasse de thé pour son ‘invitée’. Elle espérait juste que cette dernière se réveillerait avant que le thé ne soit froid.

C’est justement à ce moment-là qu’elle entendit le bruit d’un effondrement. La tasse toujours en main, Estelle se précipita donc vers la chambre, suivie de près par les deux compères. Lorsqu’elle ouvrit la porte, elle découvrit la dresseuse appuyée sur le mur, titubante et faible.
Voyant sa partenaire debout, le Pokémon bleu et noir se précipita vers ses bras et l’enlacer avec soulagement. Ils semblaient proches, très proches. Cette vision fit tendrement sourire la Ranger.

«Il a veillé sur vous tout le temps où vous étiez inconsciente.» crut-elle bon de rajouter.

Une fois l’émotion des retrouvailles passées, elle se permit de rajouter.

«Je vous ai fait du thé, j’espère qu’il sera bon...»


Elle espérait aussi qu’elle aimait tout simplement le thé, sait-on jamais. Elle déposa donc la tasse sur le petit bureau près d’elle et garda ses distances, comme si elle craignait d’empiéter sur son espace vital.

«Vous étiez évanouie sur le banc, près de la place. J’ai pensé que vous seriez mieux à l’abri...»

Décidément, elle était bavarde, aujourd’hui. Peut-être avait-elle peur de passer pour une psychopathe qui kidnappe les gens et les enferme dans sa cave si elle ne s’expliquait pas pendant cent ans.

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Estellise Curtis



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Mer 16 Nov 2016 - 12:51

Larmes & supplices
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Uh-oh, dancin' past the point of no return

Fermant les yeux faiblement, tu revoyais tout, ressentais tout. Tu te rappelais de chaque instants, de chaque cris, de chaque larmes qui avaient coulées le long de tes joues. Tu te souvenais de la couleur du ciel, de la hauteur de la lune, de la disposition des étoiles.

Oui, te tu te souvenais, tu te souvenais comme si c'était hier.

Et puis, tu pensais avec une certaine amertume à Virtutem. A son entrée dans ta vie, à la place qu'il avait prit en très peu de temps. Devenant d'abord ton premier ami, il était devenu ton compagnon de voyage, ton camarade, ton starter. Tu l'aimais. Plus que n'importe quel autre humain sur cette Terre.

Et tu ne laisserais jamais rien arriver à ton cher Virtutem. Car lui, il était toujours là. Il savait lire la tristesse dans tes yeux, déceler la faiblesse dans tes mouvements, entendre les cris non-dits dans ta voix. Et même s'il ne parlait jamais, plongeant juste son regard rubicond dans le tien, il savait te réconforter – à sa manière certes.

Alors, assise sur le parquet d'une maison qui n'était pas tienne, alors que tu venais de faire les frais de ton petit problème quotidien, tu le serais dans tes bras. Fort, si fort, parce que tu avais peur qu'il s'en aille, qu'il te quitte à tout jamais.


— Il a veillé sur vous tout le temps où vous étiez inconsciente.


Tu retiens un sanglot, essuyant tes yeux humides. Tu n'allais tout de même pas pleurer, tu étais bien plus forte que ça. Donnant des caresses affectives sur la tête de ton ami, tu relevas la tête et regarda ton hôte.

Tu la détaillas rapidement. D'assez petite taille, élancée, avec un joli visage fin, un sourire élégant et d'étonnants cheveux verts pommes. Tu souris un peu, parce que des cheveux comme ça, ça ne passait pas inaperçu. Et toi-même tu connaissais cette galère des cheveux peu commun. Tes cheveux étaient un étrange mélange de roux et de rouge, et cela t'avait valu beaucoup de moquerie à l'école.


— Je vous ai fait du thé, j’espère qu’il sera bon...


Tu hochas la tête, la remerciant silencieusement avec un petit sourire. Te relevant faiblement, aidée de Virtutem, tu t'approchas de l'endroit où elle avait posé le set de thé. Tu pris lentement la tasse, la portant à ta bouche, les mains tremblantes, buvant avidement une gorgée de liquide brûlant.

Le thé te réchauffa immédiatement, et te redonnas un peu de force. Et puis toi, tu aimais bien ça, le thé. Ton père t'en faisait des fois, quand il recevait de la visite et qu'il voulait faire bonne impression.

— Vous étiez évanouie sur le banc, près de la place. J’ai pensé que vous seriez mieux à l’abri...

Tu relevas la tête vers elle, te mordant les lèvres. Elle avait bien fait, elle t'avait même sauvée la vie. Ayant jeté au préalable un regard vers ta cuisse douloureuse, tu voyais clairement l'hématome dû à l'injection du sérum. Au moins, tu étais saine pour un bon moment. Du moins, tu l'espérais.

Passant la main dans tes cheveux, nerveux, tu soupiras.

— Je suis désolée de tout ce dérangement ... Je ne vais pas vous embêter longtemps, je repartirai vite, promis !

Tu avalas une gorgée de plus, plongeant ton regard pensif dans la boisson qui fumait doucement. Tu relevas ton visage vers elle, lui offrant un petit sourire.

— C'est un très bon thé. Merci encore. Et pour les vêtements ... Et bien, je vous donnerai de quoi vous en racheter, ne vous en faites pas !

Tu te mordis la lèvre, évitant son regard, parce que tu devenais rouge, la nervosité avant emporté le peu de fierté qu'il te restait. De toute manière, elle t'avait retrouvée sur un banc, agonisante. Il n'y avait plus de fierté à avoir.

— Ah, et, euh ... Je m'appelle Muprhy.. Je pourrais tout de même connaître le nom de ma sauveuse ?

Tu caressas doucement la tête de Virtutem, fixant le sol, trop gênée pour la regarder dans les yeux.



 
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Sam 19 Nov 2016 - 16:26

Un départ retardé..
Estellise fut rassurée de voir que non seulement son invitée ne la prenait pas pour une demeurée, mais qu’en plus elle appréciait le thé. Enfin, c’est la conclusion qu’elle en tira quand elle vit la jeune femme suivre sa proposition et tremper ses lèvres dans la boisson. Elle semblait bien silencieuse, mais Estelle ne lui en voulut pas pour cela. Après tout, avec tout ce qu’elle avait vécu dans sa journée et dans ses rêves, elle avait bien le droit de se sentir déboussolée, voire même effrayée.
Finalement; après plusieurs secondes d’un silence à la fois pesant et paisible, la jeune femme ouvrit parla enfin. C’était une voix cassée par la fatigue, mais qui devait être d’ordinaire agréable à écouter.

«Je suis désolée de tout ce dérangement ... Je ne vais pas vous embêter longtemps, je repartirai vite, promis !»

Estellise la dévisagea un instant, surprise. Il est vrai que son malaise avait retardé son départ et, de ce fait, la chagrinait mais elle n’en était pas vraiment responsable. Après tout, elle ne s’était pas évanouie volontairement.

« C'est un très bon thé. Merci encore. Et pour les vêtements ... Et bien, je vous donnerai de quoi vous en racheter, ne vous en faites pas ! Ah, et, euh ... Je m'appelle Muprhy... Je pourrais tout de même connaître le nom de ma sauveuse ?»

Au moins, elle se sentait ouverte à une discussion. C’était tant mieux, Estellise se posait beaucoup de questions sur cette mystérieuse Murphy, et ses murmures inconscients n’arrangeaient rien.

«Moi c’est Estellise !» lui sourit-elle. «Je suis une Ranger de Gavotte Ville, j’allais prendre la route pour Bourg-Prélude mais, ne vous inquiétez pas, prenez tout le temps qu’il vous faudra pour vous remettre sur pieds. Ça me fait plaisir de pouvoir aider mon prochain. Et puis, ces vêtements vous vont mieux à vous qu’à moi. Surtout que vous ne venez pas de la région, si j’ai bien compris... Gardez votre argent, vous en aurez plus besoin que moi.»

Comment elle savait ça ? Facile, elle avait parlé de son arrivée a Cappella pendant son sommeil. De ça, et de beaucoup d’autres choses, d’ailleurs.

«Vous venez rejoindre votre amie ? Ashley, c’est ça ?»

Elle observa le visage de son interlocutrice changer, se renfermer, et comprit qu’elle en avait trop entendu, ou pas assez.

«Désolée si je vous paraît curieuse... Vous avez un peu parlé pendant que vous étiez inconsciente, et vous êtes la première étrangère que je rencontre.»

Elle se gratta l’arrière du crâne avec un air à la fois désolé et gêné. Elle avait fait une sacrée bourde, ça se sentait. Mais tant pis. Elle l’avait accueilli alors, elle avait bien le droit de savoir, non ?

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Estellise Curtis



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Dim 20 Nov 2016 - 13:06

Larmes & supplices
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Somethin' 'bout you makes me feel like a dangerous woman

Debout dans l'appartement de la jeune femme, une thé chaud à la main, quelques rayons de soleil pénétrant faiblement par la fenêtre entrouverte, il faisait bon. Ni trop chaud, comme lorsque tu agonisais sur ton banc, ni trop froid, comme les sueurs froides que te donnaient tes hallucinations. Le thé fumant entre tes mains te procurait une agréable chaleur, et l'odeur éveillait ton appétit et ta soif. Levant la tasse à tes lèvres, tu bus fébrilement une gorgée du breuvage sucré et brûlant.

La propriétaire de l'appartement – ta sauveuse par surcroît -  se présenta avec un léger sourire. Elle disait se prénommer Estellise, qui était un joli prénom en soi. Agréable à prononcer, doux et sans pour autant commun, il était à l'image de sa porteuse. Plaisant, avenant, original.
Et puis, elle disait qu'elle était originaire de Gavotte-Ville – même si tu avais pu t'en rendre compte avec un peu de déduction ; tu étais dans son appartement après tout –, et qu'elle aimait aider son prochain. Alors tu souris lentement, parce qu'il était rare, énormément rare de croiser des gens comme elle. Au fond de toi, la gratitude monta en toi, et tu te dis que tu avais eu beaucoup de chance de tomber sur elle, et non sur quelqu'un d'autre qui n'aurait eu que faire d'une agonisante sur un banc.

Elle te demanda aussi de garder ton argent, et ses vêtements, car il t'allait mieux qu'à elle, bien que tu en doutais fermement.

Prenant encore une gorgée de thé, tu souriais doucement. Parce que tu étais contente. Tu avais rencontré une personne honorable et pleine de bonté, et ça te réconfortait, ça réchauffait ton cœur froid, de voir que les gens dans ce monde pouvait encore faire preuve d'humilité et d'honnêteté.

«Vous venez rejoindre votre amie ? Ashley, c’est ça ?» 

Tu faillis recracher la gorgée que tu venais de boire. Que venait-il de dire ? Venait-elle de dire ... Ce prénom ? Comment pouvait-elle être au courant de ta double identité ? Est-ce qu'elle était au service de ton père pour te ramener ? Pourtant tu étais sûre d'avoir pris toute les précautions nécessaires. Tu avais changé de nom, évité les endroits qui te ressemblait. Tu avais même changé ta coupe de cheveux, acheté de nouveaux vêtements, et mis du maquillage. C'était impossible qu'il te retrouve, totalement impossible.

Tu frissonnas légèrement, lançant un regard en biais à Virtutem, qui lui aussi, avait eu le poil qui s'était hérissé lorsque la ranger avait prononcé ce prénom.

Silencieuse, tu plongeas tes lèvres dans le liquide sucré, réfléchissant à toute allure. Que devais-tu faire ? Mentir ? Avouer la vérité, mettant ainsi ton secret en péril ? Ou bien t'enfuir, même si la fuite était impossible. Si cette Estellise était une agente de ton père, c'est qu'il t'avait déjà retrouvé. Et s'il t'avait déjà retrouvé, cela voulait dire que la fuite était impossible.

«Désolée si je vous paraît curieuse... Vous avez un peu parlé pendant que vous étiez inconsciente, et vous êtes la première étrangère que je rencontre.»


Soulagement. Un petit soupir. Au moins, elle n'était pas l’espionne de ton père. Ou alors elle mentait, mais elle n'avait pas le profil idéal de la parfaite menteuse, tueuse, espionne. Elle avait juste la dégaine d'une gentille ranger qui venait de te sauver la vie, et qui s’intéressait à tes hallucinations nocturnes. Tu te sentis coupable, l'espace d'un instant, d'avoir douté à ce point d'elle.

Un peu perturbée – parlais-tu donc pendant ton sommeil ? - tu t'assis sur le lit derrière toi, finissant au préalable les dernières gouttes du thé délicieux. Virtutem monta sur tes genoux, et se lova contre ton ventre, te réchauffant, alors que ton cœur battait à tout rompre.

Tu poussas un long soupir. Elle avait le droit de savoir, elle avait le droit de savoir. Pas tout, mais elle avait le droit à quelques explications.

— Je suis venue à Capella pour les championnats. Pour me prouver que je suis capable d'être forte ... toute seule ...

Un autre soupir. Un silence. Petit temps de reflexion.

Ashley est ... quelqu'un qui est mort, il y a quelques temps.

Tu ne mentais pas, tu omettais simplement la vérité. Ashley était morte, oui, mais comme le phénix, tu étais revenue sous le nom de Murphy, et tu avais à jamais enterré ce maudit prénom, cette maudite Ashley, qui te pourrissait ton existence.

Tu te mordis les lèvres, parce que tu mentais. Tu espérais que cela ne se voyait, mais en général, tu étais plutôt une mauvaise menteuse ...

— J'ai beaucoup d’imagination, c'est pour ça que mes rêves sont .... étranges.

Et tu souris. Forcé, bien sûr. Comment voulez-vous sourire honnêtement alors que le masque s'apprête à tomber ?

 
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Lun 21 Nov 2016 - 18:27

Un départ retardé..


Boulette. Boulette, boulette, triple boulette. Là, Estellise se sentait stupide. Elle qui croyait lancé la conversation et trouver comme sujet quelque chose de moins gênant pour la jeune femme face à elle que son évanouissement étrange, tout ce qu'elle avait trouvé était de lui parler d'une personne décédée. Super.
Estelle baissa les yeux, mal à l'aise.

«Je suis vraiment désolée... Je ne savais pas. C'est...» Elle soupira, marquant une pause dans sa phrase.« Ça semblait être une personne qui avait une place importante dans votre vie, alors j'ai cru... Je suis vraiment trop nulle, désolée !»

Et voilà. Maintenant, elle se répandait en politesses, ne sachant plus sur quel pied dansé. Hedera, de son coté, lui lança un regard qui aurait pu se traduire par "tu t'enfonces là, cocotte. Change de sujet".

Heureusement que les Pokémons ne parlent pas.

Elle suivit malgré tout le conseil qu'elle tira de ses grands yeux marrons et tenta de noyer le poisson quand Murphy parla de l'étrangeté de ses rêves. C'était là sa chance !


«Oui, vous aviez l'air complètement plongé dans un monde parallèle ! C'était un peu violent, d'ailleurs... Mon oreiller s'en souviendra un moment, je crois !»

Elle voulait détendre l'atmosphère, mais on pouvait sentir que le dialogue n'était pas son fort et que toute cette histoire était plutôt mal barrée. Tant pis.

Puisqu'elle était foutue, autant l'être jusqu'au bout et parler de ce qu'elle avait entendu.
«Vous sembliez vous débattre, comme si vous étiez enfermée et prisonnière contre votre gré... Vous avez aussi marmonné quelques mots comme "Virtutem",et comme votre Pokémon réagissait à ce nom j'ai supposé que c'était le sien. »


Elle l'observa, se demandant si elle devait continuer. Elle n'avait vraiment pas l'air bien et Estellise craignait que la pauvre ne retombe dans le coma d'une minute à l'autre.

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Estellise Curtis



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Mar 22 Nov 2016 - 21:47

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Somethin' 'bout you makes me feel like a dangerous woman

Boum. Boum. Boum. Boum. Boum.

Ton cœur battait dangereusement dans ta poitrine. Le goût du risque, ce sentiment qui te prenait les tripes tandis que l'adrénaline remplissait ta bouche d'un goût sans saveur. Le malaise était palpable, et l'espace d'un instant, tu te sentis coupable de ton mensonge malsain.

«Je suis vraiment désolée... Je ne savais pas. C'est... Ça semblait être une personne qui avait une place importante dans votre vie, alors j'ai cru... Je suis vraiment trop nulle, désolée !»

Toi aussi, tu sentais le malaise t'envahir. Elle se répandait en excuse, et tu ne savais que faire, parce que tu avais toujours été une piètre menteuse, et tu ne savais pas comment elle avait pu tomber dans le panneau. Jetant un regard à Virtutem, qui lui aussi, semblait moqueur, tu haussas légèrement les épaules.

Au fond, tu ne mentais pas vraiment. Ashley était vraiment morte, remplacée par Murphy. Et c'était bien mieux ainsi.

— Ce n'est pas grave. Tu ne savais pas.

Pourtant, malgré la situation, la verte semblait décider d'en rajouter des couches.

«Oui, vous aviez l'air complètement plongé dans un monde parallèle ! C'était un peu violent, d'ailleurs... Mon oreiller s'en souviendra un moment, je crois !»

Tu pouffas de rire, un instant, imaginant la tête de la pauvre ranger qui avait dû supporter tes crises paniques sans même te connaître. Virtutem, lui, à force s'était habitué, devenant presque le salvateur de tes cauchemars sans fin.

Il était le prince charmant que tu n'avais jamais eu. Et tu l'aimais si fort, que tu n'avais même pas les mots pour le remercier correctement.

«Vous sembliez vous débattre, comme si vous étiez enfermée et prisonnière contre votre gré... Vous avez aussi marmonné quelques mots comme "Virtutem",et comme votre Pokémon réagissait à ce nom j'ai supposé que c'était le sien. »

Tu perdis ton sourire, et baissa les yeux. Avais-tu vraiment fait tout ce qu'elle disait ... ? Tu ne te souvenais que très rarement, mais vu les sueurs froides que ça te donnaient, tes rêves semblaient pas fait de guimauve et de papillons blancs.

Tu poussas un long soupir, fermant les yeux un instant.

— Il est vrai que j'ai ... mmmh ... eu une dure enfance voilà tout. Rien de bien particulier.

Sentant que tu commençais à en dire trop, tu te mordais la lèvre. Bon sang, mais où allez mener cette conversation ? Tu ne voulais pas vraiment révéler ton secret, mais avais-tu vraiment le choix ?

Maintenant, tu venais de lui en parler un peu, et sa curiosité était piquée à vif. Pas le choix. Tu en avais trop dit. Il te restait deux solutions. Fire perdurer ton secret, ou avouer la vérité.

Mais la première solution s'amenuisait à mesure que les minutes passaient. Tu avais prise à ton propre piège.

Bon.


Pas le choix. Tu soupiras.

— Je pense que je n'ai pas été honnête, je m'en excuse. Je m'appelle Ashley O'Hara, fille du brillant professeur du même nom.

Et paf, tu venais de larguer ta bombe atomique.

 
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Dim 27 Nov 2016 - 10:47

Un départ retardé..



« Il est vrai que j'ai ... mmmh ... eu une dure enfance voilà tout. Rien de bien particulier.»

Si elle avait espéré calmer la curiosité de la Ranger de cette façon, c’était raté. Un tas de questions venaient se bousculer désormais dans sa pauvre tête qui commençait à fatiguer de tant travailler. Ressassait-elle son passé dans ses rêves ? Les bribes de conversation qu’elle avait entendue étaient-elles donc tirées d’une vraie expérience ? C’était assez effrayant, il fallait bien l’admettre...
Estellise continua d’observer la jeune femme, muette. Devait-elle dire quelque chose ? Murphy semblait coincée, tiraillée par un dilemme terrible : elle en avait trop dit, et désormais plus assez. Mais Estellise craignait que dire le moindre mot ne la fasse se refermer sur elle-même, voire même ne l’irrite. Alors elle se tut, attendant que la jeune femme à la chevelure de feu se sente assez en sécurité pour parler sans s'y sentir forcée.

Ce qu’elle finit par faire.

«Je pense que je n'ai pas été honnête, je m'en excuse. Je m'appelle Ashley O'hara, fille du brillant professeur du même nom.»

Estellise arqua un sourcil, surprise. Elle lui avait donc menti sur son identité ? Mais... Pourquoi ? Craignait-elle quelque chose de la Verte ? Certes, Estellise n’était pas la reine de la franche camaraderie mais tout de même ! Elle fut un peu vexée de cette révélation, mais n’en fit rien. Il y avait plus important que son ego, pour l’heure.

«Ashley O'hara... Mais, alors... Ashley n’est pas morte. Pourquoi m’avez-vous menti ?»

Elle imaginait déjà tout un lot d’histoires macabres : guerre de gangs, Laboratoire détruit intentionnellement... Après tout, elle ne savait pas d’où venait cette jeune femme, ni ce qui débarquait à Capella avec elle. Quant à ce professeur O'hara, Estelle ne se souvenait pas avoir entendu un nom pareil, mais elle ne s’était jamais intéressé à ce monde de scientifiques, malgré le fait que ses parents en fassent eux-mêmes partie.
En tout cas, la curiosité de la jeune ranger était piquée à vif, surtout cette histoire d’enfance difficile. Quel fardeau portait cette étrangère au corps malade ?
Elle s’assit au bord du lit.

«Est-ce que ça a un rapport avec les seringues dans votre sac ?»

Elle ne savait pas trop comment s’y prendre, et craignait que chaque mot prononcé à la va-vite l’enfonce un peu plus dans une sorte de gigantesques sables mouvants. Tout ce qu’elle voulait, pourtant, c’était se rendre utile et aider cette femme pour laquelle elle ressentait une certaine sympathie.

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Estellise Curtis



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Mar 29 Nov 2016 - 19:27

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«Ashley O'hara... Mais, alors... Ashley n’est pas morte. Pourquoi m’avez-vous menti ?»

Tu te mordis la lèvre, la culpabilité finissant par prendre le dessus sur la volonté de cacher tes secrets. Encore une fois, les petites voix dans ta tête – ta conscience, pas tes démons – te sermonnèrent. Este t'avait sauvée, et toi, tu lui cachais la vérité, tu la maculais avec un mensonge sordide, qui s'empirait à mesure que tu essayais de l'étouffer.

C'était comme jeter de l'essence sur du feu.

«Est-ce que ça a un rapport avec les seringues dans votre sac ?»

Tu frissonnas. Si seulement il n'y avait eu que ton passé, que ton enfance désolante, si seulement tu avais juste été frappée, violée, violentée. Mais c'était bien plus que ça, les enjeux étaient plus important.

Si tu lui disais pour ta maladie, que ferait-elle ? Te repousserait-elle, te pensant contagieuse ? Te forcerait-elle à retourner vers ton père, voir pire, te dénoncerait-elle à la police ? Après tout, toi-même tu ne savais pas vraiment les enjeux de ta maladie, peut-être que tu étais contagieuse.

Tu étais été le patient 0 d'une maladie dont tu ignorais encore les limites.

Et puis, à quoi bon s'attacher, tout déballer de ton passé, te lier avec les gens ? Tu allais mourir. En venant à Capella, tu t'étais faite la promesse de ne pas t'éprendre des autres. Mais tu y étais depuis à peine quelques jours, semaines, et tu avais failli à ta promesse. Tu avais non seulement couché avec un dresseur, mais tu t'étais peu à peu attachée à lui, et tu allais voyager avec lui, encore pire ! Et puis, sans parler de ces rencontres, sur la route 1, à Gavotte-Ville ... Estellise ...

Tu remarquas qu'elle attendait une réponse, et que tu ne pouvais plus te défiler.

Tu poussas un long soupir, regardant le parquet, la peur nouant ton ventre, te rendant fébrile, vulnérable.

— Ce n'est pas une question de mensonge ou pas ... Les enjeux sont bien plus importants que ça.

Tu te mordis la lèvre. Bon, pas super pour un début.

— Je suis désolée de t'avoir cachée un part de la vérité ... C'est juste que ... Ce n'est pas facile, tu comprends ?

Tu rigolas nerveusement. Courage.

— Ashley, Murphy, tous ces noms ne forment qu'un seul et unique être : moi. Mais Ashley est morte, et a jailli de ces cendres Murphy. C'est étrange. Mais je ne veux plus être ... Ashley.

Saisissant une seringue au liquide bleuté depuis l'intérieur de ton sac, tu l'agitas lentement, ton regard se noyant dans les vaguelettes de ta substance vitale.

— Tu dois me promettre de ne rien dire, de ne surtout pas paniquer.

Tu lui lanças un regard en coin. Ne flippait-elle pas ? A sa tête, tu étais sûre que oui. Après tout, tu avais sans vraiment le vouloir pris un ton mystérieux, comme si tu t'apprêtais à lui révéler que tu étais une dangereuse criminelle, ou que tu dealais des Pokemons.
Non non, tu étais juste ... malade ? En train de mourir ? Rien de bien grave.

— C'est juste que ... Et bien, ces seringues me ... maintiennent en vie ? ... Sans elle, je mourrai. Ce matin, j'aurais dû mourir, tu vois. Mais tu m'as administré mon sérum, tu as rallongé de quelques jours ma vie.

Tu retins ton souffle. Ok, tu n'avais pas encore tout dit. Mais c'était déjà pas mal, «  pour un début ».

 
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Mar 29 Nov 2016 - 21:31

Un départ retardé..


Chaque réaction que réveillaient les questions de la Ranger à l’intention de son invitée à la chevelure cerise avait des répercussions sur l’état d’esprit de ladite Ranger. Plus elle parlait, plus elle sentait ce fil invisible qui gardait la conversation ouverte et l’entente courtoise se tendre, s’affiner, se fragiliser. À chaque instant, elle craignait dire le mot de trop, celui qui donnerait un grand coup dans la confiance qui semblait s’installer difficilement entre les deux femmes. Confiance ? Certes, elles en étaient loin mais Estellise ressentait une sorte d’attirance pour la jeune femme, comme une envie de l’aider, de la protéger. Elle lui avait paru si fragile, si sensible, seule face aux monstres de ses nuits. Si humaine, alors que tout le monde cherche aujourd’hui à masquer au mieux ses sentiments, à les enfouir au plus profond d’eux-mêmes pour n’être plus qu’une carcasse insensible et froide comme de la glace.

Estellise ne pouvait reprocher cela à personne, elle faisait bien souvent de même.

« Ce n'est pas une question de mensonge ou pas ... Les enjeux sont bien plus importants que ça.» Elle marqua une pause. « Je suis désolée de t'avoir cachée un part de la vérité ... Ce n'est juste que ... Ce n'est pas facile, tu comprends ?»

Estelle pouvait comprendre que sa situation n’était pas simple comme la sienne pouvait l’être. Elle avait toujours vécu dans un foyer aimant et soudé mais elle réalisait peu à peu que ce n’était pas un acquis commun. Qu’avait donc pu vivre Ashley pour muer et évoluer à Murphy ? Estellise voulait savoir mais elle savait que c’était le genre de choses qu’on ne demandait pas, pas comme on demande du sel à table. Il fallait faire preuve de tact et de délicatesse, et pour cette fois, la Verte ferait de son mieux. Elle acquiesça légèrement de la tête, laissant Murphy se détendre et continuer son récit.

«Ashley, Murphy, tous ces noms ne forment qu'un seul et unique être : moi. Mais Ashley est morte, et a jailli de ces cendres Murphy. C'est étrange. Mais je ne veux plus être ... Ashley.»

De plus en plus, Estellise sentait monter quelque chose d’étrange en elle.

« Tu dois me promettre de ne rien dire, de ne surtout pas paniquer.»

Était-ce de la panique qui grandissait en elle ? Elle contempla la jeune femme qui se mettait oralement à nu. Non, elle n’en avait pas peur. Non, elle ne la craignait pas. Elle lui faisait penser à un petit Pokémon sauvage dans un univers inconnu. Prêt à mordre à chaque geste mal interprété mais également prêt à se soulager d’un fardeau qui écrasait ses frêles épaules.

Néanmoins, cette phrase avait le même effet sur elle que sur quiconque. Dites à quelqu’un de ne pas paniquer et il s’imaginera le pire. Esprit de contradiction propre à l’humain ? Ou peut-être que ce genre de phrase avait justement le but de faire paniquer, justement. Comme quand on dit à quelqu’un  «il faut qu’on parle». Vouloir rassurer quelqu’un qui n’était pas inquiet à la base, voilà un bon moyen de l’inquiéter.

«Ce n'est juste que ... Eh bien, ces seringues me ... maintiennent en vie ? ... Sans elle, je mourrai. Ce matin, j'aurais dû mourir, tu vois. Mais tu m'as administré mon sérum, tu as rallongé de quelques jours ma vie.»

Elle crut déchanter sur le coup. Était-elle sérieuse ? Elle chercha sur son visage le moindre signe, le moindre rictus qui lui prouverait que tout ceci n’était qu’une mauvaise blague. Mais rien, rien ne faisait office de preuves sur ce visage figé, stressé, meurtri.
Estelle frissonna. Avait-elle contredit la Mort par son banal acte de courtoisie ? Allait-elle subir un contrecoup dans les jours à venir ? C’est qu’il lui arrivait d’être superstitieuse, la petite...

Elle observa un peu plus le visage blafard de la jeune femme. Sa deuxième hypothèse était que la rousse divaguait encore, à moitié éveillée. Peut-être même que ce sérum était en fait une drogue dont elle était accro, et qu’elle venait de la baratiner pour ne pas se faire dénoncer...

Estellise se mordilla la lèvre. Devait-elle la croire ? Pouvait-elle ? Elle lui avait déjà menti sur son nom, qu’est-ce qui lui prouvait que cette histoire de fou était vraie, elle ?
Pourtant, son instinct lui disait d’y croire. Dans les yeux humides de l’étrangère, elle ne voyait que la sombre lueur de cette vérité macabre.

«Que- quoi ? Mais... Comment ?»

Elle s’avança instinctivement d’un pas, mais se résorba aussi vite. Elle aurait voulu l’assaillir et l’assommer de mille questions, laisser parler sa paranoïa et son stress qui grandissait mais elle savait que ce n’était pas la bonne marche à suivre. Mais forcément, maintenant, elle paniquait.

«Comment est-ce possible ? Je ne comprends rien... Est-ce que tu...es malade ? je veux dire, gravement malade ?»


Elle tourna son regard azuré sur Virtutem. Allait-il, de sa petite voix de Pokémon, réussir à expliquer la situation ? C’était absurde mais elle ne savait plus vers qui se tourner, ni que faire. Au bout d’une bonne seconde, la Ranger se détourna du Riolu pour s’intéresser à la seringue. C’était la même que celle qu’elle lui avait injectée plus tôt...

«Murphy... ? Qu’est-ce que c’est, cette seringue ?»

Sa voix se voulait douce, tendre, amicale, mais c’était plutôt dur de se montrer calme quand, en soi, un tourbillon de nerfs emporte tout votre self-contrôle ...
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Estellise Curtis



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Mer 30 Nov 2016 - 21:12

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Somethin' 'bout you makes me feel like a dangerous woman

Quand tu étais petite, tu te souvenais très bien les punitions que t'infligeait ton père lorsque que tu mentais. Au début, quand ta mère était encore vivante – avant qu'il pète un câble donc – il tu punissait innocemment, te demandant d'aller au coin, ou te prenant ton dessert et le mangeant sous tes yeux.

Et puis, avec le temps, sont venues les punitions un peu plus macabre. D'abord les mégots de cigarette encore allumé qu'il plantait dans tes bras, puis les douces et dangereuses tortures qu'il s'amusait à faire. Et même si tu restait sage, même si tu ne parlais plus et faisait tout ce qu'il voulait, il te punissait quand même.

Et tu étais là, bien des années après, les marques de cigarettes encore un peu visible sur tes bras, te rappelant éternellement que mentir, que mentir était un péché impardonnable, un mal que tu ne devais jamais commettre.

Tu étais là, assise sur un lit défait, regardant une femme aux yeux verts, en train de lui révéler miette par miette tes moindres secrets. Tu lui avais menti, peut-être que tu lui mentirais encore. Mais c'était uniquement pour te protéger, vous voyez ? Tu voulais garder cette partie de ta vie sous silence, ne pas remuer des souvenirs qui te faisaient mal. Mais c'était trop tard, n'est ce pas ? Tu en avais déjà trop dit pour faire marche arrière.

«Que- quoi ? Mais... Comment ?» 

Réaction normal. L'incompréhension. Este devait sûrement penser que tu lui racontais des conneries. C'était peut-être mieux. Faire passer tout ça pour une stupide et idiote blague, pour préserver le secret et l'innocence de ton amie.

«Comment est-ce possible ? Je ne comprends rien... Est-ce que tu...es malade ? je veux dire, gravement malade ?»

Comment lui dire ? Que tu vas mourir d'ici quelques jours ? Tout ça parce que ton père a joué à l'apprentie chimiste avec ton corps ? Elle allait flipper. D'ailleurs, à son visage semi inquiet, semi horrifié, tu savais très bien qu'elle flippait.

Bravo, c'était la meilleure chose à faire. Une personne random te sauvait la vie dans la rue, et toi, pour la remercier, tu lui racontais ton enfance et perdait ainsi le peu de confiance et de semblant d'amitié qui s'était créé entre vous deux.

Bravo Murphy, tu étais décidément la meilleure.

«Murphy... ? Qu’est-ce que c’est, cette seringue ?»

Ah tiens, sa voix semblait s'être teintée de plus de calme et de moins d'horreur. Plus de douceur, de tendresse, comme si elle essayait de se montrer rassurante, comme si elle essayait de te mettre en confiance. A nouveau, tu sentis la culpabilité t'envahir.

Mais tu ressentait également un autre sentiment. Comme si, au fond de toi, tu savais que tu pouvais te confier à elle, tu savais qu'elle ne te trahirait pas, et que malgré toutes les horreurs que tu lui dirais, elle ne s'en irait pas en hurlant. M'enfin, c'était un sentiment très étrange.
Appelait-on ça la confiance ? Tu n'en savais rien. Tu n'étais pas très doué pour débrider tes propres sentiments, encore moins ceux des autres.

— Ces seringues, comme je te l'ai dit avant, me tiennent en vie.

Pour appuyer tes paroles, tu remontas un peu tes manches, tournant l'intérieur de tes bras vers le soleil, désignant à quelques endroits les brûlures de cigarette, puis la petite et fine cicatrice de tes poignées, où une couleur un peu violacée se faisait voir sous la maquillage qui était partiellement  

— Sans le sérum, mon corps se dégrade, et cesse de fonctionner, si tu veux.

Tu rabats tes manches, caches tes poignets, et baisses la tête. Ton corps est marqué de partout. Cicatrice et souvenirs d'une enfance qui t'a profondément changé.

— Un cadeau de mon père qui avait créé cet antidote pour que je n'arrive pas à survire loin de lui. Un cadeau empoisonné en soi.

Tu relevas la tête, la regardant dans les yeux, espérant qu'elle ne flippait pas trop.
Pour détendre un peu l'atmosphère, tu rigolas un peu, passant la main dans tes cheveux rouges.

— T'inquiète pas, je suis pas contagieuse !







 
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Dim 4 Déc 2016 - 22:33

Un départ retardé..


Murphy prit le temps de tout lui expliquer, calmement, en se voulant aussi rassurante que possible. Se sentait-elle en confiance auprès d'Estellise ? Ou peut-être se voyait-elle juste redevable ... Dans tous les cas, ce qu’elle lui racontait lui faisait froid dans le dos.
Si toute cette histoire était vérité, ce serait son propre père qui aurait condamné Murphy à cette vie qui se joue sur le fil du rasoir, cette vie d’équilibriste qui peut tout perdre d’un instant à l’autre ?

«Ton... père ?»
répéta-t-elle, choquée.

C’était monstrueux, Estelle en avait des frissons. Elle qui avait toujours vécu dans l’amour, elle se voyait confronté à un univers dont elle n’imaginait même pas l’existence. Dans quelle région de cette planète pouvait-on trouver correct de faire subir pareil châtiment à un enfant ?

« T'inquiète pas, je suis pas contagieuse !»

Estelle se sentit subitement plus mal encore. Elle avait instinctivement pris ces distances devant la maladie, comme probablement tout être vivant lambda qui ignorait tout de la souffrance de Murphy. Elle l’avait surement regardé comme une condamnée, avec craint et pitié, au lieu de la voir comme elle se présentait devant elle. Avait-elle vu en elle Ashley, et non pas Murphy ?

Ne craignant ni la maladie, ni le ridicule, la Ranger aux cheveux verts s’approcha de son interlocutrice et l’enserra tendrement dans ses bras, à l’instar d’une mère qui se voulait réconfortante.

«Je suis désolée.»
Cette réaction allait surement surprendre la jeune femme encore faible, aussi cette étreinte ne s’éternisa pas et, très vite, Estelle lui laissa de nouveau son espace vital.

«Tu dois avoir faim, après tout ça. Je reviens !»

Sans attendre une quelconque réponse, la jeune Ranger s’éclipsa de la chambre, laissant Murphy seule avec les deux pokémons.

«Fais comme chez toi !» lui cria-t-elle du fond du couloir, en espérant qu’elle entende.

De son coté, elle farfouilla dans les nombreux placards de la cuisine de sa mère et en sortit de la brioche, du chocolat, quelques raisins et autres bricoles en tous genres.
En fait, elle profita surtout de ce moment de solitude pour remettre ses esprits en place. Tout ce qu’elle venait d’apprendre la choquait, c’était certain. Elle jeta un oeil à la photographie de son père qui trônait sur la cheminée et se demanda comment on pouvait faire ça à un membre de sa famille.

Elle retourna vers sa chambre, un plateau débordant de nourritures salées et sucrées, chassant ses pensées sombres de son esprit pour le moment. Même si elle mourait d’envie d’en apprendre plus sur cette histoire, elle sentait que c’était quelque chose de dure à confier pour son invitée et ne voulait en rien la forcer.

Une fois la porte passée, elle s’évertua à chercher la jeune femme du regard. Avait-elle profité de ce moment en tête à tête avec elle même pour prendre la poudre d’escampette ou pour piller la chambre de son hôte ? Estellise n’en savait rien mais le soleil avait déjà commencé à décliner et fuir à une heure pareille, dans son état, ce n’était pas vraiment une bonne idée...

«Si tu viens pour les championnats de Capella, il faut que tu sois en forme !»


avengedinchains


Estellise Curtis



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Mer 7 Déc 2016 - 12:57

Larmes & supplices
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Parfois, quand tu laisses ton esprit s'égarer, et que ta conscience se perdre, tu songeais à tout ce qui s'était jusqu'alors passé. Tu ressassais inlassablement les mêmes questions, les mêmes songes sans jamais réussir à trouver des réponses suffisantes, ou des excuses non-dites. Au fond, voulais-tu vraiment des excuses, des réponses à tes questions ? Voulais-tu vraiment pourrir le reste de ta misérable vie à remâcher un héritage trop lourd à supporter ?  

Au début, pourtant, tu t'étais faite des milliards de scénarios. Tu avais imaginé le pire, comme le meilleur. Tu avais songé à ce que tu aurais dû dire, à ce que tu aurais dû faire plus tôt. Tu en avais déprimé, dépéris. Ton santé déjà déjantée en avait pris un coup. Et puis, cherchant du réconfort dans ton voyage, cherchant de la chaleur dans le regard des autres, tu avais fini par remonter la pente. Grâce à Virtutem. Grâce à tes amis.

En ce moment, tu ne désirais rien de plus, rien de moi que du réconfort, de la chaleur, quelqu'un pour calmer tes peurs et tes pleurs. Et Virtutem ne suffisait plus. Tu avais besoin de paroles, d'amitié, ou de ce sentiment spécial qui s’appelait Amour.

Et ce que t'offrit Estellise. Et ce fut la raison pour la laquelle tu sus que tu lui serais éternellement reconnaissante. Alors que tu sombrais à nouveau dans les limbes du désespoir, des éternels questions et fondements sans réponses, elle te prit dans ses bras, absorbant ton angoisse, ta tristesse, ta non-motivation.

«Je suis désolée.»

Comme si elle avait su lire en toi, ou sur ton visage ton désarroi, elle semblait agir comme un puissant anti-dépresseur. Du moins, elle proche de toi, qui semblait si gentille, si attentive, faisant fit de tes avertissements, de tes mises en gardes, cela te mettait du baume au cœur. Peut-être, qu'au fond, on pouvait vraiment t'aimer malgré tous ces petits .... mauvais côtés. Toi qui justement avait changé d'identité, déjà pour fuir plus facilement ton père et ne pas se faire retrouver, mais aussi pour ne pas effrayer les gens. Quand tu étais Murphy, tu avais l'impression d'être à des milliers de lieux de cette Ashley. Mais pourtant, aujourd'hui, à Gavotte-Ville, en plein milieu de Capella, tu te sentais plus Ashley que jamais.

«Tu dois avoir faim, après tout ça. Je reviens !»

Este te relâcha, se relevant rapidement, les joues rosées. Tu souris, baissant les yeux et attrapant une mèche de tes cheveux fauves, la tournoyant nerveusement. C'est vrai que maintenant qu'elle le disait, tu sentais ton estomac rugir furieusement. Reconnaissante, embarrassée, il y avait tellement d'adjectif qui pouvait te qualifier à ce moment-là.

«Fais comme chez toi !» 

Elle quitta la pièce, te laissant pour seule avec les deux pokémons comme compagnie. Tu poussas un long soupir pour essayer de calmer ton cœur dément. Un peu de calme, de tranquillité pour essayer de remettre tes idées chamboulées en place ne te faisait pas de mal. Et c'était sûrement pareil pour la jeune ranger.

Tu tournas ton regard vers Virtutem, posant la main sur son crâne pour le caresser doucement.

— Ai-je vraiment bien fait de lui parler de ça, Virtu' ?

Tu soupiras à nouveau, te calmant peu à peu. Regardant lentement autour de toi, tu remarquas un miroir non loin de la porte. T'approchant doucement, tu observas ton reflet dans le verre.

Ton reflet te fit mal au bide. Tu faisais peine à voir. Tu étais encore plus pâle que d'habitude, un peu de sang encore tâchant ta peau d’albâtre. Ton visage était creusé, cerné, et ton regard renvoyait un regard piteux. Pitoyable. Oui, c'était le mieux qui correspondait le mieux.

Estellise revint subitement, te faisant sursauter. Tu te tournas vers elle, avec un petit sourire, t'approchant discrètement. Tu lui souris, pour lui montrer que tu te sentais mieux.

«Si tu viens pour les championnats de Capella, il faut que tu sois en forme !»

Tandis qu'elle déposait la nourriture, et que vous vous installiez autour du plateau pour grignotter, tu décidas de lui parler un peu plus de toi.

— Je vais déjà mieux, merci beaucoup ! Et c'est plutôt Virtutem qui doit être en forme, pas moi.

Tu jetas un regard tendre à ton ami, un sourire reconnaissant éclairant ton visage. Il était vraiment la chose la plus importante à tes yeux.

— A vrai dire, si lui et moi effectuons ce périple, c'est pour découvrir le plus d'endroit possible avant que je  ...

Tu interrompis ta phrase, toussant nerveusement. Avais-tu vraiment besoin de préciser pour quoi tu faisais tout cela ?

— Je veux juste être quelqu'un de fort, au moins à un moment de ma vie.

Tu la regardas dans les yeux. Elle pouvait sûrement te comprendre. L'indépendance et la liberté donnait envie. Fallait-il encore réussir à se les procurer.


 
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Sam 10 Déc 2016 - 11:01

Un départ retardé..


« Je vais déjà mieux, merci beaucoup ! Et c'est plutôt Virtutem qui doit être en forme, pas moi.»

Estellise doutait un peu de la véracité de ce propos, face au teint blafard de sa nouvelle ‘amie’ mais n’en fit rien. Elle avait déjà suffisamment fait preuve de sincérité en un laps de temps assez court.

«C’est vrai.» répondit-elle en souriant et se servant une petite brioche dorée.

Elle porta alors son regard sur le Riolu noir et bleu et le contempla un instant. Il semblait fort, déterminé, et surtout très lié à sa partenaire. Cette vision représentant l’amitié entre un Pokémon et un humain la touchait. C’était attendrissant.

« A vrai dire, si lui et moi effectuons ce périple, c'est pour découvrir le plus d'endroit possible avant que je ... Je veux juste être quelqu'un de fort, au moins à un moment de ma vie. »

Estellise comprenait. L’envie de voyager, de découvrir, de remplir le conte de nombreuses pages, de nombreux chapitres avant que celui-ci ne se termine, avant que le terrifiant «Fin» n’impose son point final d’une manière si brutale.
Elle-même souvent songé à voyager, partir à l’aventure... Elle aimait parcourir les bois et passer des heures à contempler les étoiles, perdue en hauteur, accompagnée du silence et d'Hedera.

«Je comprends... Tu as choisi le bon endroit alors ! Capella est une région magnifique ! La plus belle de toute !»

Elle n’avait pas vraiment de sujet de comparaison mais pour elle, rien ne pouvait être mieux que Capella. Tout simplement. D’ailleurs, elle ne se lassait pas de parcourir les terres de cette île aussi fantastique que mystérieuse.

«Tu penses partir où, après Gavotte ville ?» demanda-t-elle alors, intéressée par le parcours que la jeune femme avait sans aucun doute déjà parfaitement planifié, en bon voyageur bien organisé.

Entre-temps, elle croqua enfin dans la brioche dont elle s’était emparée plus tôt, et savoura le gout de la mie sucrée qui fondait sur sa langue.
«Il faut absolument que tu ailles à Symphonis ! C’est une très grande ville, mais on y trouve toujours tout ce qu’on cherche ! Enfin, si on ne s'y perd pas...» s’exclama-t-elle après avoir difficilement englouti son met.

Elle ne savait trop dire pourquoi, mais Estellise appréciait assez cette inconnue au passé sombre, et la confiance qu’elle semblait lui avoir accordée. Malheureusement, elle savait que cette soirée ne durerait pas une éternité et que, dès demain, la Ranger allait devoir rejoindre Bourg-Prélude pour accueillir les nouveaux arrivants et s’assurer de la sécurité de cette ville et ses habitants. Sans cela, elle se serait surement proposé pour escorter un peu la jeune femme....

avengedinchains


Estellise Curtis



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Mar 13 Déc 2016 - 20:51

Larmes & supplices
pv estellise| gavotte-ville | musique

 

suddenly it’s all real
suddenly it’s all you feel
You’re free now, somehow.
you’re free now, you’re all you have to give.

Insouciance.
La frénésie, l’effervescence des souvenirs en ébullition, les éclats de rire, l’enthousiasme. Cette candeur, frêle et timide innocente qu’il te manquait désormais. Pourquoi ne pouvais-tu pas retourner à ces temps si lointains, qui semblaient t’appeler, te faire des signes, t’inciter à te plonger dans la mélancolie ? Pourquoi la vie trouvait-elle toujours un moyen de te mettre des sales gifles dans la figure, au moment où tout semble te sourire ?

Parce qu’au fond, ce que tu désirais, que tu avais toujours désiré, n’était rien d’autre que d’être aimée. Manquer à quelqu’un, voir l’émotion dans ses yeux alors que tu t’en vas, rire jusqu’à en avoir les larmes et les côtes qui font mal. Pleurer, s’engueuler, prendre du bon temps, vivre !  C’était ça que tu voulais … Une amie avec qui partager tes secrets, tes tourments, tes petits tracas quotidiens, tes amourettes et tes premières fumettes.

Une amie …

Tu regardas Estellise. Qu’est-ce qu’elle était pour toi, au juste ? La seule certitude que tu pouvais émettre sans que tes démons intérieurs t’assaillissent de question était qu’elle était ta sauveuse. Et de ce fait, tu lui serais reconnaissante à jamais. Bien entendu, elle était aussi une amie. Peut-être la première. La seule qui savait autant de choses à vrai dire. Tu ne regrettais pas de lui en avoir parlé, bien entendu, car tu avais tout de suite su que tu pouvais avoir confiance en elle.

Elle semblait si attentionnée, si gentille … Tu lui avais causé la misère pendant toute la journée entière, et elle était encore là à t’offrir de quoi grignoter, de te garder sous son toit, de même converser normalement avec toi… Soit elle te prenait en pitié, soit elle était vraiment très gentille. Dans le genre, crème de la crème.

Perdues dans tes pensées, tu grignotais distraitement une broche tartinée de pâte nutella, un peu sur la retenue, désirant ne pas effrayer encore plus la jolie Ranger. Tu coupas un petit bout avec tes doigts, et tu le donnas à Virtutem, qui, sur tes genoux, se pressait contre toi. Il le mangea rapidement, lui, bien plus à l’aise que toi dans cet endroit encore tout nouveau.

Estellise, entre temps, avait aussi tapé dans les brioches. La jeune femme te disait en riant, comme si de rien n’était que Capella était sûrement la plus belle des régions. Et tu ne pouvais qu’approuver. Parce que tu avais voyagé dans beaucoup de régions, avec ton père, et que celle-ci était sans aucun doute la seule qui te procurait cette sensation. Peut-être était-ce la liberté, ou simplement le fait d’être vivante ?

Nostalgie.

Elle te demanda ensuite où tu allais continuer ton voyage. Le visage de Vocruen apparut très clairement dans ton esprit, et tu secouas la tête pour chasser ses yeux d’ambre de tes pensées. Ton visage prit une adorable couleur rosée, et tu tournoyas une mèche de tes cheveux autour de ton doigt.

Sans te laisser le temps de répondre, elle t’affirma que Symphonis était une ville in-con-tour-nable ! Tu pouffas de rire, en la regardant avec amusement. Tu suivrais ses conseils à la lettre alors ! Tu irais dans cette si grande ville, en faisant gaffe à ne pas te perdre. Mais de toute manière, ce n’était pas pour tout de suite. Pour le moment, tu avais un petit voyage de prévu avec un dresseur sexy …

- Et bien …

Tu regardas la brioche dans tes mains, mordant à pleine dent dedans, réfléchissant à toute vitesse.

- Et bien,
repris-tu, je pensais partir demain pour Creshendia … Je … serais accompagnée, ahem.

Tu rougis encore un peu, avant de secouer la tête. Non.

- Et toi, tu vas aller où ? J’espère vraiment que nos chemins se recroiseront ! Je crois que je t’apprécie plutôt bien … Enfin, je ne suis pas très à l’aise avec les sentiments et …

Tu te mordis les lèvres, croisant le regard de Virtutem.

- Fin, ce serait cool qu’on se revoie, tout ça !

Tu lui fis un grand sourire. Bordel. Timidité, quand tu nous tiens ….








 
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