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"Seule dans la nuit." | Solo | [terminé]
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Lun 19 Déc 2016 - 20:52


Seule dans la nuit.
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Seule dans la nuit, assise au bord de l’unique fontaine du petit village de Gavotte-Ville, je me prélasse. Je n’arrive alors pas à dormir, mais j’ignore pourquoi, si c’est le lit ou l’ambiance pesante et encombrée du centre Pokémon qui m’empêche de me reposer. Je n’ai jamais réellement apprécié les endroits surpeuplés ou les lieux propices aux rencontres. Trop de gens, trop d’inconnus, trop de bruit et pas assez d’air respirable. J’ai toujours préféré être sur les routes, loin du monde et loin des villes, ne m’y rendant qu’en cas de nécessité. J’ai finalement décidé de rester un jour de plus à Gavotte-Ville, afin de m’y reposer un peu et de me procurer un nécessaire de voyage auquel je n’avais pas pensé auparavant.

Seule dans la nuit, le bruit des clapotis de l’eau me bercent. Je reste les yeux fermés, Saphir endormis entre mes bras. Sa fourrure me réchauffe légèrement les cuisses tandis que je passe inlassablement ma main sur sa mèche dressée au dessus de sa tête, depuis que je suis venue m’asseoir ici. Je ne sais pas depuis combien j’attends au bord de cette fontaine de pierre, ni même ce je attends. Mais je me délecte juste du paysage nocturne de la petite ville, uniquement éclairé de quelques lampadaires présents çà-et-là aux abords des rues. La lumière qu’ils émettent plonge le village dans une ambiance presque fantaisiste, toute teintée d’un jaune orangé des plus pâles, contrastant fortement avec les zones d’ombres alors créées.

Seule dans la nuit, je me laisse aller à mes pensées, alors que la fraicheur de l’eau et de l’obscurité commence doucement à m’enlacer le cou et la poitrine. Mais je ne m’en préoccupe pas plus que nécessaire, parfaitement consciente qu’une chambre dans le centre Pokémon non loin m’attend toujours. Je songe tranquillement que, malgré le fait que je n’arrive pas à dormir, je ne vais pas tarder à y retourner, pour au moins ne pas avoir pris cette chambre pour rien, mais également pour me réchauffer, le froid se faisant soudainement au niveau de mes doigts pourtant serrés dans la fourrure de Saphir. Et après tout, il se peut même que j’en vienne finalement à m’endormir entre les draps trop blancs appartenant au centre.

Seule dans la nuit, je me lève donc, portant toujours Saphir entre les bras croisés sur ma poitrine, Cooper étant en sécurité dans sa pokéball, elle-même fichée à ma ceinture. Le pas lent et le regard vacant de droite à gauche, je me dirige lentement vers le bâtiment au toit rougeâtre et aux fenêtres bleues, si repérable au milieu d’un village tout d’orange vêtu. Les rues sont toutes semblables les unes aux autres, pavées et quelque peu sinueuses, bordées de bâtiments en briques rouges et aux toits en tuiles. Je ne croise personne d’autre que moi dans ces rues, alors vides de par l’heure tardive. J’entends malgré tout quelques Etourmis chanter, ces derniers ayant bravement osé s’aventurer en ville, mais uniquement la nuit, la crainte des humains restant malgré tout bien présente.

Mais seule dans la nuit, un petit bruit émit du coin de la rue vient me déranger dans mes pensées. Je resserre alors Saphir dans mes bras. Les événements récents m’ont appris à me montrer plus prudente à son égard, si bien que je pense en devenir presque paranoïaque. Mais, poussée par ma forte curiosité, j’en viens tout de même à m’approcher, tenant Saphir d’un bras et la main libre se chargeant de tenir la pokéball de Copper.


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Mar 20 Déc 2016 - 19:57


Seule dans la nuit.
Solo
Arrivée au coin de la rue, un réflexe malencontreux couplé à mon esprit malgré tout fatigué et à bout de nerf me fait lancer la pokéball de Cooper sur la première chose menaçante que j’aperçois. Un plateau à fromage debout.  Ainsi la sphère rouge et blanche contenant mon Tritox part percuter le socle en métal, produisant un bruyant tintement brisant le silence de la nuit. Mon lézard bizarre en sort décontenancé et visiblement dérangé durant son sommeil. Il me fixe, le regard mauvais et rempli de lassitude, alors que je commence à sentir Saphir s’agiter entre mes bras. Je le serre d’autant plus fort qu’il se met à couiner et à tenter de s’enfuir. Je relativise. Après tout, un plateau à fromage n’a rien de dangereux. Je lâche donc mon petit Zorua au sol, où il atterrit habilement sur ses quatre pattes, avant de trottiner vers Cooper qu’il commence à renifler et à mordiller les aigrettes sur son cou afin de l’inciter au jeu. Visiblement, il est parfaitement réveillé. Mais agacé, le Tritox le bouscule jusqu’au socle au métal, qui tinte à nouveau.

C’est étonnée que je regarde alors le plateau à fromage se retourner, dévoilant ainsi deux fourreaux dont les manches se terminent par de larges bouts de tissu violet. Des yeux scintillent sur la garde alors que le Pokémon commence à émettre de puissants bruits de mécontentement en dégainant deux lames parfaitement affutées avant de les pointer respectivement sur Saphir, au plus proche de lui, et sur Cooper, plus éloigné mais tout de même à porté. C’est un Dimoclès. Je me souviens vaguement en avoir rencontré quelques uns durant mon voyage à Kalos.

« On va le laisser. Revenez, vous deux. »

Ma voix reste étrangement ferme, si bien que Saphir se met à m’obéir docilement, s’éloignant prudemment de la lame qui le vise, les oreilles et la tête basses. Le Dimoclès le pousse légèrement de la pointe de l’épée, l’incitant ainsi à partir au plus vite, afin que nous le laissions en paix. Mais Copper prend ce geste pour une provocation. Ce dernier s’affale rapidement au sol, se met hors de porté du Dimoclès. Toutes les rainures rougeâtres s’étalant sur son corps commencent à étinceler puis à s’enflammer soudainement, éblouissant ainsi le Pokémon Glaive en face de lui. Alors que quelques flammes commencent à sortir de la gueule de mon Tritox, deux coups d’épée successifs viennent s’abattre sur lui, lui tailladant le bout du museau. Sans s’en préoccuper, Cooper crache alors une gerbe de flammes sur les fourreaux, essayant vainement de lui brûler les morceaux de tissu retenant les lames par le manche.

« J’ai dit qu’on s’en allait, reviens-là, Cooper ! »

Alors qu’il s’apprête à se retourner vers moi, le Dimoclès s’interpose entre nous deux, dos à moi, dans le but de continuer le combat qu’ils ont entamé plus tôt. Je récupère enfin Saphir entre mes bras alors que j’entends les deux épées s’entrechoquer dans une Danse-Lame entrainante. Bien… S’il faut vraiment se battre…

« Cooper, utilise Gaz Toxic ! »

Je me couvre le nez et la bouche en prévision tandis que mon Tritox se met à émettre de la fumée noire par ses pores. Celle-ci commence à envahir toute la rue alors que le Dimoclès se retrouve infecté, grâce à la Corrosion de mon Pokémon. Le Pokémon Glaive s’en retrouve grandement affaibli mais recommence pour autant à taillader les flancs de mon lézard.

« Flammèche, maintenant ! »

Une nouvelle gerbe de flamme s’échappe de la gueule de Cooper, pour venir frapper de plein fouet les fourreaux des deux épées. Le Dimoclès aveuglé et affaibli commence à agiter ses lames autour de lui avant de foncer droit sur mon Pokémon. Il le percute violemment avant de s’effondrer au sol en lâchant ses épées. J’enjambe alors les quelques morceaux de métal qui jonchent le sol, restes du Pokémon Glaive, pour aller vérifier l’état dans lequel se trouve Cooper. Ce dernier commence seulement à ressentir les effets de la descente d’adrénaline. Il tient encore debout mais, les côtes et le museau tailladés, j’entends quelques gouttes de sang s’écraser au sol, dans une flaque déjà plus conséquente. Il se met à trembler doucement, puis plus violemment.

« C’est bien mon gros, reviens maintenant… »

Je le rappelle dans sa pokéball où je le sais en sécurité. Je me retourne vers le Dimoclès, qui clinque encore légèrement au sol en essayant de se relever et de rassembler les morceaux. Vu sa faiblesse apparente, il ne doit désormais plus être bien dangereux, malgré une combativité exemplaire. Je m’accroupis à ses côtés, et d’une main, je saisis le manche de l’une des épées pour la remettre à sa place, dans son fourreau. Je fais de même pour l’autre lame, avant de le saisir par le socle en métal pour le soulever. Je lâche Saphir au sol où il se met à couiner en me fixant de ses yeux déçus.

« On va pas le laisser comme ça au milieu de la rue, quand même. Et en pleine nuit surtout. »

Je le saisis des deux mains, en faisant attention à ne pas marcher sur ses bouts de tissu qui trainent alors au sol. Je laisse Saphir se dandiner à mes côtés, lui qui est bien le seul des trois Pokémon qui m’accompagnent désormais à pouvoir encore tenir debout.

« On l’amène au centre et pis voilà. Il sera soigné et relâché. »

Je rehausse le Dimoclès entre mes bras afin de mieux le tenir, malgré le fait qu’il ne soit finalement pas bien lourd pour un Pokémon composé presque exclusivement de métal. Je continue alors plus rapidement ma route vers le centre Pokémon de Gavotte-Ville, laissant mon Zorua s’époumoner derrière moi, dans l’espoir que je le reprenne dans mes bras plutôt que ce Pokémon qui nous a agressés plus tôt. Je décide de ne pas m’en occuper pour l’instant, même si entendre ses petits couinements me fait toujours un peu mal au cœur. De toute façon, il est parfaitement capable de me suivre, quand il ne s’enfuit pas partout. Ne l’entendant soudainement plus, je me retourne au sursaut, craignant qu’il se soit effectivement enfuit à cause de mon refus. Mais non. Mon petit Zorua trottine à mes côtés, la tête basse et le regard fou, me jetant de temps à autres des coups d’œil mauvais. Je soupire en levant les yeux au ciel.

« Écoute, tu vas pas bouder pour ça quand même ? Une fois qu’il sera soigné, et bien… »

Et bien quoi ? Je le relâcherai dans la nature ? Si ce Pokémon était en ville, c’est qu’il existe bien une raison. Et cette fois, vu son agressivité, il est bel et bien sauvage. Finalement, j’en viens à me demander ce que je vais en faire, de ce plateau à fromage. Je marmonne.

« On verra bien… »

Je n’ai toujours pas de pokéballs sur moi, et encore moins de quoi soigner moi ou mes compagnons en cas de besoin. Est-ce que je peux vraiment me trimballer avec tant de Pokémon si je ne sais pas m’en occuper ? Bon, il faut bien un début à tout. Après tout, j’ai vaincu ce Dimoclès. Techniquement, je suis en droit de le capturer. Sauf si je n’ai pas ce qui faut. Ce qui est le cas. Je m’exaspère.

J’arrive enfin au centre Pokémon, dans lequel je rentre, avant de me diriger vers l’infirmière de garde, le Dimoclès entre mes bras. En remarquant et comprenant l’état du Pokémon, elle m’indique rapidement de la suivre dans les entrailles du centre, jusqu’à une salle de soin où je peux enfin poser le Pokémon sur une table. Je secoue les mains et les frotte l’une contre l’autre, alors engourdie par le froid et par le fait que je le porte depuis plusieurs longues minutes désormais. Je le pointe difficilement.

« Je crois que c’est un Pokémon sauvage, il nous a attaqué dans la rue tout à l’heure. D’ailleurs, mon Tritox a aussi été blessé… »

Je saisis la pokéball de Cooper pour la lui tendre. Une fois que j’ai enfin les mains libres, je me penche pour reprendre mon petit Zorua entre mes bras, ce dernier pinaillant gaiment à l’idée d’être à nouveau porté. L’infirmière s’approche de moi pour me désigner la porte donnant sur le couloir.

« Merci de nous les avoir apportés. Je vais m’en occuper, vous pouvez aller attendre dans la salle d’accueil. Ou votre chambre, si vous en avez pris une. »

Je fais un vague mouvement de tête pour la remercier avant de sortir pour la laisser travailler en paix. Je décide de retourner à l’accueil afin de ne pas louper le retour de l’infirmière, lorsque celle-ci reviendra vers moi. Ainsi, je pars m’asseoir sur l’une des tables situées près de l’entrée avant de poser Saphir devant moi. Puis, je m’affaisse légèrement sur le banc rembourré, croise mes bras sur ma poitrine et ferme les yeux.


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Jeu 22 Déc 2016 - 18:08


Seule dans la nuit.
Solo
Une légère secousse m’éveille. L’infirmière de cette nuit, encore toute de rose vêtue, me maintient par l’épaule, en me tendant une pokéball. Celle de Cooper, probablement.

« Je viens de finir de soigner votre Tritox, je vous le rends du coup. »

Je me redresse difficilement sur ma table, le dos courbaturé d’avoir dormir dans cette position inconfortable. Je baille en remarquant que le jour se lève à peine, de faibles rayons de lumière perçant tout de même à travers les vitres du centre Pokémon. Je reprends la pokéball de mon Tritox, marmonnant des excuses fatiguées à l’infirmière, avant de le laisser sortir sur la table, face à moi. Je lui prends alors doucement la tête entre mes mains et colle mon front contre le sien, toute sourire. Mais ce moment d’intimité entre mon Tritox et moi est bien vite brisé par l’infirmière.

« Votre Zorua couine devant le distributeur aussi… »

Je regarde par-dessus l’épaule de Cooper pour effectivement remarquer que Saphir se trouve docilement assis devant le distributeur de friandises du centre, trépignant d’impatience en fixant avec gourmandise ce qui se trouve à l’intérieur. Je soupire.

« Et le Dimoclès ? Il est devenu quoi ? »

Finalement, je m’inquiète légèrement pour ce Pokémon sauvage, qui trainait seul dans les rues du village. Mais, bien que je m’attende à sa réponse, je reste malgré tout déçue de cette dernière.

« Je l’ai relâché. Vous m’aviez dit qu’il était sauvage. Du coup, une fois que j’ai eu fini de le soigner, je l’ai remis en liberté, près du centre. »

Près du centre… Il ne doit pas être bien loin. J’ai bien envie de le revoir, finalement. Peut-être est-ce à cause du fait qu’il soit le premier Pokémon que j’ai affronté, seule et sans aide, mis à part celle de Cooper. Je me lève doucement de ma table pour me diriger vers le distributeur où piétine Saphir. Une fois arrivée près de lui, je me penche pour le saisir et le mettre à hauteur de la vitrine.

« Bon… Tu veux quoi...? … Non, pas de Bonbon Rage, la dernière fois, tu as failli t’étouffer avec. Ce sera des Sablés Yantreizh et voilà. Et je suis déjà bien gentille, parce que c’est pas donné. »

Je repose Saphir au sol pour pouvoir incérer la monnaie dans le distributeur pour acheter deux de ces friandises. De là, j’en donne directement une à Saphir, et je me dirige vers Cooper pour lui donner la seconde. Je me retourne alors vers l’infirmière, qui était repartit derrière l’accueil, sa garde de nuit n’étant actuellement pas encore terminée.

« Je peux vous acheter directement des pokéballs ? Ou je dois attendre l’ouverture du magasin à huit heures ? Parce qu’en vrai, ça m’ennuierait d’attendre… »

Je la vois acquiescer derrière son comptoir, si bien que j’ouvre en hâte mon porte-monnaie, afin de compter ce qui me reste à l’intérieur. Je me rends alors compte que mes économies s’assèchent peu à peu. J’en viens à penser que je vais devoir me chercher un petit travail à Creshendia, dans le but de me refaire. Le plus gros de l’argent que j’avais durement gagné à Unys avant de revenir dans la région est parti dans le billet d’avion, qui n’était bien évidemment pas gratuit. Rechercher des petits jobs çà-et-là ne me gène absolument pas. C’est ainsi que j’ai vécu durant les trois dernières années de ma vie. Bouger et travailler. Je soupire.

Il me reste assez pour me payer uniquement cinq pokéballs. Heureusement que la charité des centres Pokémon existe. Je sors ce dont j’ai besoin avant de tendre les billets à l’infirmière, qui me donne alors en échange les pokéballs basiques que je demande. Une fois ces dernières en main, je rappelle Cooper dans la sienne et siffle Saphie pour qu’il me suive, ce qu’il fait docilement. Je sors ainsi du centre Pokémon pour aller rechercher un Dimoclès que je ne suis pas sûre de revoir un jour.

Je me retrouve alors dans la rue, enveloppée de la fraicheur du matin, un léger brouillard s’échappant d’entre mes lèvres entrouvertes. Une fine couche de gel couvre encore çà-et-là les toitures et les plantes suspendues aux balcons, apportant ainsi un léger effet brillant et satiné à ce village déjà presque fantaisiste. Je continue ma route, tâtonne au hasard aux alentours du centre, sans pour autant retrouver ce Dimoclès que je souhaite tant revoir. Je me détourne alors, pars le rechercher dans la rue où nous l’avons aperçu durant cette nuit, où je me pensais si seule. Peu à peu, les lampadaires s’éteignent, laissant ainsi la place à la lumière de ce timide soleil levant. Je retrouve alors la rue. Grisonnante et encore recouverte de givre, je ne vois pas la trace du Dimoclès. Quelques poubelles renversées et morceaux de crépis à terre prouvent le combat qui s’y est alors déroulé. Mais le Dimoclès semble ne pas y être revenu.

Mais alors que je commence à partir, l’idée que je ne pourrai à présent ne plus retrouver ce Pokémon bien ancrée dans mon esprit, j’entends derrière moi quelques cliquetis légers et en aucun cas menaçants. Saphir se met à doucement couiner et s’agiter sur mon épaule, si bien que j’en viens à me retourner. Le Dimoclès se tient devant moi. Finalement, il est revenu ici après son passage au centre Pokémon, contrairement à ce que je pensais alors. Il a dû se faire discret, attendant patiemment que je revienne. Ce dernier fait clinquer ses épées dans leurs fourreaux, sans pour autant les dégainer. Je saisis l’une des pokéballs achetées plus tôt.

« On fait un combat et je te capture ? Ou tu te laisse faire docilement ? »

Le Pokémon dégaine enfin ses lames pour les pointer sur moi. Je souris.

« Je savais que tu allais pas te laisser capturer facilement… Et c’est tant mieux, ça aurait été trop simple. »

Je laisse une nouvelle fois sortir Cooper de sa pokéball alors que le Dimoclès commence déjà à effectuer une Danse-Lame sous mes yeux. Je ne lui laisse pas le temps de danser longtemps en indiquant rapidement à mon Tritox de lui cracher une Flammèche sur la garde des deux épées s’entrechoquant. Mon Toxilézard s’affaisse sur lui-même avant de viser précisément et d’envoyer la gerbe sur son adversaire. Mais le Dimoclès émet alors un Strido-Son aigu. Cooper se plaque au sol, la tête entre ses pattes afin d’échapper au bruit et les flammes s’éteignent alors avant d’avoir atteint leur cible.

« Hum… Gaz Toxic, Cooper ! »

Gardant toujours cette même position, Cooper laisse s’échapper par ses pores une fumée noire que le Dimoclès, occupé à grincer, ne remarque pas. Il se fait alors empoisonné et arrête subitement ce bruit affreusement aigu. Mon Tritox s’en remettant à peine, le Pokémon Glaive en profite pour lui foncer dessus et lui taillader ensuite le museau. Mais le poison faisant doucement effet, l’empoisonné se met à doucement trembler, ses lames touchant mon lézard au hasard.

« Cooper, Flammèche une nouvelle fois ! »

Cette fois-ci, les flammes atteignent l’adversaire et les bouts de tissu tenant les épées commencent doucement à s’enflammer. Le Dimoclès panique et charge encore une fois Cooper alors que ce dernier lui envoie la dernière gerbe qu’il lancera de ce combat. L’effet du poison se fait soudainement ressentir pour le Pokémon Glaive, si bien qu’il en vient à lâcher l’une de ses épées au sol, pour maintenir la deuxième grâce à ses deux bouts de tissus. Il continue tout de même à pointer mon Tritox, ne s’avouant aucunement vaincu, mais étant malgré tout à bout de force.

« Alors ? C’est bon ? »

Je saisis une pokéball vide, avant de jouer avec dans ma main, faisant ainsi comprendre au Dimoclès mon intention. Celui-ci clinque une dernière fois, comme pour me donner son feu vert. Ainsi, pour la première fois de ce que je me rappelle de ma vie, j’envoie une pokéball sur un Pokémon dans le but de le voir me rejoindre. La sphère rouge et blanche vient tinter contre le métal du Dimoclès, avant de le faire disparaitre à l’intérieur, lui et son épée posée au sol également. J’attends quelques instants, gardant malgré tout la boule au ventre, dans la crainte que ce Pokémon ne veuille finalement pas me rejoindre. Mais la pokéball s’immobilise alors bien vite.

Je pars la récupérer en souriant. J’ai attrapé un Pokémon. Et pas des moindre. Un Dimoclès. J’en suis fière… Je souris alors à Saphir et Cooper.

« En vrai, j’avais déjà réfléchis à son nom cette nuit… Ce sera Denys. »


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