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BASOREXIA. ft Vocruen.
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Lun 2 Jan 2017 - 1:15

participant 1Vocruenparticipant2un pokémon participant2murphy

« Basorexia. an overwhelming urge to kiss »

« Quelle honte ! Avoir pour seul béguin cette criminelle. Êtes-vous masochiste ?»

In a world of locked rooms, the man with the key is king. And honey, you should see me with a crown. ~ ♥

Basorexia. – ba-sO-‘rek-sE-a (n.)

Un puissant et importunant désir d’embrasser l’autre personne.

Yeux dans les yeux, collés serrés à la limite de l’indécence, fébrilité et promptitude inadapté. Pas un son, pas un regard, pas le moindre mot prononcé. Juste marcher. Avancer sur le chemin boueux, s’enfoncer dans l’obscurité et craindre le moindre bruit un tant soit peu étrange.

Elle releva ses yeux couleur caramel, détaillant son visage, observant les moindres moues, émotions, sensations qui traversaient son visage. S’attardant sur ses babines, qu’elle dévorait du regard, elle se mordilla les lèvres, le cœur palpitant, haletant, souffrant.

Son ami, son amant, son compagnon. A la fois si peu de choses, et pourtant tellement. Quelles étaient la provenance de ses sentiments ? De l’amitié un peu trop poussé, basée sur ses faux espoirs, des mensonges, des gestes mal interprétés ? Du sexe pur et dur, ce dont ils semblaient raffoler tous deux, profitant de ces instants charnels, de ces moments où plus ne rien ne substituait à part la fusion entre deux corps ? Ou rien, rien, un amour platonique qui allait se briser, emportant avec lui les lambeaux d’une relation en carton.

A quoi bon s’attacher ? L’attachement était pour les faibles, l’érotisme était le nouveau sexy ! Et à force de trop vouloir jouer à des jeux dangereux, à fixer la petite flamme devenir vorace, s’amuser jusqu’à en perdre haleine, elle avait peut-être bien perdu son chemin, et seul la faiblesse lui montrait sa voie.

Elle semblait tomber, tomber dans un piège, comme dans la gueule du lit. Et pourtant, elle ne résistait pas. A quoi bon résister ? Il était mieux de s’adonner. Et puis, qui aurait sincèrement pu avoir la force d’abandonner ce dresseur au combien exaltant, alors qu’il commençait enfin à montrer ses véritables sentiments.

Et il n’y avait pas que ça, oh non. Elle n’était pas physique, et pourtant il lui plaisait tellement. Son corps fin qui se tordait sous ses caresses exaltantes, ce visage raffolant qui se dessinait tantôt aux traits gracieux du plaisir, ce regard d’albâtre, posé sur elle qui lui faisait battre le cœur, ces lèvres qui s’entrouvraient légèrement alors qu’il respirait doucement.

- Voooc … ~

Un murmure, chuchoté avec douceur, fébrilité, naïveté. Un regard doux, une main qui se glisse dans celle de l’autre. Elle poussa un petit soupir, ses babines s’élevant légèrement pour former un sourire gracieux.

A quoi bon essayer de lutter ? Il était trop tard. Sentiments perfides, et cœur infâme, elle avait sombré et le goût de ses sentiments lui était plaisant. Un peu comme l’alchimie entre leurs deux bouches, la rencontre entre leurs esprits, la fusion de leurs âmes.

Elle se mit sur la pointe des pieds, entourant son cou de ses bras, nichant son visage dans son cou fin. Le mordillant légèrement, s’amusant pleinement, elle se pressa contre la chaleur de son corps, recherchant ses lèvres pour effleurer les siennes.

Enigmatique. Malicieuse. Sentimentale. Désireuse.

Elle était folle. Etais-ce le mot ? Folle oui, de passion, de désir, d’envie pas catholique et d’idée mal lunée. Mais c’était ainsi. C’était comme ça. On ne luttait pas contre ses instincts, ces petites convoitises qui tiraillaient le bas-ventre et faisaient battre avidement un cœur agité.

Soupir. Sourire. Frisson.

- Voc, répéta-t-elle, frôlant à nouveau ses lèvres, plantant son regard ambré dans le sien. Ne trouves-tu pas qu’il fait un peu … froid ?

Elle pouffa légèrement de rire, desserrant son étreinte pour coller ses bras autour de son cou tremblotant. Faisant un petit de biche perdue, elle décida de se coller contre lui, affichant une moue ennuyée sur son visage fatigué.

Elle se mordilla les lèvres, baissant légèrement les yeux. Elle connait ses points faibles. Elle sait qu’il n’est pas indifférent, qu’il ne résistera pas longtemps. Elle sait tout cela. Et rien ne lui semble plus élémentaire, que de voir les yeux de son amant s’illuminer, sentir son pouls augmenter, ses pupilles se dilater.

Elle sourit, en fin de compte. Même si l’endroit n’était pas propice à l’amusement, il pouvait toujours … improvisé et s’accorder du bon temps ?





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Mer 4 Jan 2017 - 17:08

LIVRE 1 - CHAPITRE N°8
« BASOREXIA »
Vocruen F. Hohenhart & Murphy A. O'Hara
Un contact. Un simple contact. Prolongé, réel, prenant, épuisant. Pas pour le corps, mais pour l'esprit. Ces sensations, à la fois attirantes et malsaines, combinées dans un cocktail édifiant et presque indécent, étaient pourtant nées d'une simple accolade. D'une simple manière pourtant à la fois pudique et mignonne de se réchauffer, alors que le temps était pourtant bien plus motivé à vous transformer en Némésis de bateau insubmersible.

Parce que oui, il faisait froid. Les saisons, c'est surfait, maintenant le mieux est l'aléatoire. Bien au-delà des pensées du scientifique, cette simple phrase devait très certainement être marquée dans le calendrier de mère nature, qui semblait jouer avec les températures comme un enfant joue avec une boite de lego. Tout d'abord un construit quelque chose de beau, une tour, symbole de puissance et de hauteur. Et puis notre envie irrésistible de tout casser prend le dessus, et d'un coup-de-poing bien sentit la tour s'effondre, brutalement, violemment. Les blocs s'écrasent sur le sol. Et bordel, Mère nature semblait avoir une droite bien plus qu'acceptable.

Ensuite, il était peut-être sage de penser que le lieu était aussi une chose qui jouait. Une forêt, épaisse, connue comme la forêt mélodieuse. Un endroit qui semble pourtant si joli, mais qui cache un véritable nid à glace : les arbres, touffus, cachaient les rayons du soleil comme une longue robe cache les jambes d'une jeune fille, empêchant la douce chaleur d'apparaître au creux du corps de l'Homme. Alors qu'il en avait bien besoin, d'un peu de ça, là, tout de suite.

Et on en revient alors au départ de ces quelques lignes. Un simple contact. Celui d'une jeune fille qui partageait actuellement les jours du scientifique, bien entendu. Une bien belle petite rousse, aux moues adorables et à la présence plus qu'appréciable pour Vocruen.

Elle était collée à lui, bras dessus bras dessous, tentant au mieux d'obtenir un peu de cette douce chaleur humaine. Bien plus que deux simples amis qui voyagent, ils ressemblaient presque à un couple. Et c'était ce qui gênait le jeune homme. Attention ! Pas de la gêne dans le sens où il trouvait cela désagréable, bien au contraire et à sa grande surprise d'ailleurs, c'était simplement qu'il n'était nullement habitué à ce genre d'attentions. Rare, agréable, mais rare. Son corps entier ne semblait lui-même rien comprendre à tout ça, réagissait de manière aléatoire, ce qu'il détestait. Vocruen n'apprécie pas l'aléatoire. Il aime savoir où il va, ce qu'il fait. Ce qu'il pense. Ce qu'il ressent.

Mais avec elle, c'était peine perdue.

Son corps, son odeur, tout le perturbait. Son visage restait, difficilement, impassible. Son regard planté vers le loin lui permettait de garder un minimum de contrôle de soi, mais le reste n'aidait pas. Ils étaient seuls. Seuls. Aucune âme n'était surement présente à des kilomètres à la ronde. Et ce silence. Bordel. Pas un bruit, pas un son. Le tout n'était rythmé que par leurs pas, écrasant feuilles et bâtons, sans réellement y faire attention. Mais au moins, il n'entendrait pas sa v-

Merde.

Un murmure arriva à son oreille. Sa voix, douce, sensuelle, résonnait déjà dans sa petite tête. Un "vooc" dit d'un ton presque mielleux, presque suave. Il ne répond pas tout de suite, sa tête finissant par tourner, tombant dans un piège involontaire. Son regard croise alors celui de la jeune femme, qui semblait... fatiguée. Crevée. Une légère pensée aux nuits endiablées le fit légèrement sourire, rictus s'effaçant en comprenant que cela n'avait aucun rapport. Bien qu'elle essayait de le cacher, le scientifique sentait que quelque chose clochait chez son amante. Mais quoi ?

Il n'a plus le temps de réfléchir, son cerveau s'embrumant alors que la belle se colle plus à lui. Elle finit devant lui, son corps rencontrant directement le sien alors que ses lèvres glissent sur son cou. Le contact le fit frissonner, se mordant légèrement la lèvre sous l'envie. Sans le remarquer, ses bras vinrent autour d'elle, l'enlaçant dans une étreinte suave, crispant ses doigts sur sa peau, comme si le jeune homme avait peur que la rousse disparaisse.

L'homme ne répondait rien. Il n'y arrivait pas. Son regard se perd, sans moyen de retour, dans le regard de son amante. Ses doigts serrent un peu plus sa veste, et Vocruen se mord légèrement les lèvres. Putain. Que ressentait-il pour elle, à la fin ? De l'amitié ? De la luxure ? Tout s'embrouillait.

Ce qui le ramena à la réalité fut de nouveaux mots de la belle. C'était une phrase avec énormément de double sens, avec la même voix suave de tout à l'heure. C'en était trop. Ils étaient dans une forêt, certes, et ils pourraient être surpris, mais l'envie prenait le pas sur la raison. Son regard s'abaissa, observant le corps couvert de la dresseuse. Mais là où certains voyaient des couches d'habits servants à combattre le froid, l'imagination du jeune homme remplaça le tout par le corps nu et délicieux de Murphy, observé tant de fois dans les chambres chaudes des centres pokémons. Chaudes, comme les soirées vécues.

Sans un mot, il la plaque lentement contre un arbre, son regard revenant dans celui de sa partenaire. Tant pis pour la discrétion et tant pis pour le bon sens.

Sa main remonte doucement, venant caresser ses cheveux rouges, que le scientifique appréciait tant. Sans la quitter du regard, cette même main vint alors se loger sur sa joue, avant que son visage ne s'approche. Il scelle alors un long et furieux baiser, rempli de sentiments et d'envie, dévorant ses lèvres avec passion. Sans même attendre, sa langue quitte son logis pour briser la limite de la bouche de Murphy à la recherche de sa jumelle, entamant un balai buccal particulièrement agréable. Pendant ce temps, l'autre main appelée luxure se glisse directement sur son fessier, qu'il prend en main pour malaxer avec envie.

Il arrête quelques secondes le baiser, avec regrets, laissant un simple filet de salive relier leurs deux bouches, brisé par la parole du dresseur

« Alors je vais te réchauffer, ma belle. »

Calme, lent, l'homme retourna alors à la conquête de la bouche de sa partenaire, l'embrassant de nouveau avec la même brutalité presque animale. C'était ce qu'ils étaient, dans ce genre de moments. Les gens voient les couples comme deux êtres qui "font simplement l'amour", le missionnaire mensuel, eux c'était une toute autre affaire. Ils ne faisaient pas l'amour, ils baisaient. Cela enlevait-il du sentiment à l'acte ? Pas pour Vocruen. Malgré la violence, la luxure qui régnait dans la pièce durant ces moments, il y avait toujours une recherche du plaisir de l'autre, un respect, mutuel. Une envie, dévorante, brûlante, tel un feu de forêt qui n'avait que faire des mots et de la pression sociale.

Et là, il en avait envie. La sentir tremblotante sous ses doigts, sous ses coups de reins. En faire sa soumise, le temps de quelques heures, en faire sa chose, en faire une femme qui lui appartient, totalement.

Qu'elle soit sienne.

Écrit par Heine / Vocruen © Codé par Heine / Vocruen


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