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"Le voyage est une espèce de porte par où l'on sort de la réalité." | Ezhyo Eileen | [terminé]
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Jeu 10 Nov 2016 - 22:06


Enfin arrivée.
Le mal-être qui m’avait pris la gorge durant la totalité du voyage en avion commençait doucement à s’estomper tandis que je relevais la tête de ma carte de la ville de Symphonis, afin de vérifier si ma valise était bien visible sur le tapis roulant de l’aéroport. Je fus soulagée de voir que c’était enfin le cas, si bien que j’allasse la récupérer en vitesse, dans l’espoir lattant d’être en tête de la file d’individus menant au poste de douane, passage obligatoire avant d’entrer réellement sur le sol de Capella. Je me savais encore sur le territoire international et ce fait ne m’inquiétait que peu. En revanche, je savais le passage d’une région à une autre mentalement éprouvant, car être entourée de policiers qui ne faisaient finalement que leur travail n’était pas forcément une chose qui m’enchantait. Je rangeai donc rapidement dans mon sac en bandoulière la carte de la ville, à laquelle j’avais jeté un rapide coup d’œil dans le but de pouvoir aisément m’y repérer dès que je serai sortie de ce bâtiment. Une fois ma valise saisie, je partis vers la file d’attente du poste de douane, pestant de voir que ces derniers vérifiaient scrupuleusement chaque sac de chaque voyageur. Ce qui m’inquiéta le plus, ce fut que j’avais rendez-vous avec le propriétaire du petit appartement que je louais dans peu de temps et que je me voyais déjà en retard à notre rencontre. Je poussai alors un juron bas en remarquant également que j’étais actuellement bonne dernière d’une file qui, j’avais l’impression, n’en finissait pas.
Alors que j’avançais lentement en regardant de temps à autres avec inquiétude l’horloge non loin de moi, je sentis enfin Sirin doucement se réveiller sur le haut de mon crâne. Il se mit alors à piaffer afin de s’ébouriffer les plumes. Des yeux, j’en suivis une tomber devant mon nez tandis que j’entendais au loin le douanier contrôler les Pokémon des arrivants. Une fois mon tour venu, je lui tendis docilement l’unique pokéball qui ornait alors ma ceinture : celle constamment vide de Sirin. Il s’en saisit en regardant mon Hoothoot perché sur mon crâne, d’un air bizarre qui ne me plut que peu. Il enregistra les données contenues dans la pokéball en silence avant de me demander d’une voix morne si je possédais d’autres Pokémon que je ne lui montrais pas. Je considérai deux secondes cette question stupide avant de me dire qu’il devait forcément la poser à tous les gens qui passaient par cet endroit. Bien évidemment, je ne m’amusais pas à transporter d’une région à une autre les Pokémon que je vendais, ce genre de commerce étant bien sûr interdit. Je ne faisais que du trafic intra-régional, par pure mesure de sécurité. Je pris alors Sirin dans mes bras afin de le présenter au douanier. Mon petit Hoothoot n’apprécia gère si bien qu’il tenta vainement de mettre des coups de bec au pauvre policier devant lui. Quant à moi, je me forçai de répondre d’une voix la plus neutre possible.
« Oui, c’est bien le seul que je possède. Hoothoot mâle, âgé de cinq ans, originaire de Sinnoh. »

Le douanier lança une dernière fois un regard dédaigneux à Sirin que j’éloignais doucement de lui afin que mon Pokémon ne puisse le toucher. Je voulais au maximum éviter les problèmes, surtout que je n’étais pas encore sur le sol de Capella. Tout du moins, je voyais avec soulagement le dernier portail approcher ainsi que ma libération. Quitter cet endroit devenait comme une sorte de chef à penser en cet instant. Le douanier me rendit en silence ma pokéball. Je tendis alors la main vers lui afin de la saisir en évitant soigneusement de le toucher. Je continuai à avancer en m’échinant à la remettre à ma ceinture sans la faire tomber. Une fois ceci fait, je passai au dessus de ma tête la lanière de mon sac afin de l’enlever et de le poser sur le tapis roulant à ma gauche. Je fis de même avec ma valise, bien que j’eus plus de mal à soulever cette dernière. Je pestai donc une nouvelle fois sur leur incapacité à mettre à hauteur des petites personnes leurs tapis roulants. Je soupirai de soulagement une fois qu’elle fut posée dessus mais ce fut de courte durée lorsque je pensai soudainement que j’allais devoir la reprendre plus loin. Je fis une moue désapprobatrice alors que je fixai une nouvelle l’horloge de l’aéroport. L’heure du rendez-vous avec mon propriétaire approchait et je n’étais toujours pas sortie du poste de douane. Ce fut également à ce moment que Sirin s’amusa à se balancer sur mon crâne en se synchronisant bizarrement avec le tic-tac de l’horloge. Je claquai des doigts devant son bec afin qu’il arrête.
« Je ne t’ai pas demandé de me donner l’heure. »

Je me penchai afin de voir où j’en étais donc dans cette maudite file. Je sentis Sirin commencer à glisser sur mon crâne, si bien je le pris dans mes bras afin de le reposer sur l’une de mes épaules, d’où je pourrai alors le voir et où il pourra avoir une meilleure accroche. Seulement trois personnes me séparaient alors du dernier portail où les affaires de chacun étaient fouillées et examinées par les douaniers. La bonne humeur me revint en vitesse lorsque je me dis que je n’étais finalement pas si en retard que je ne le pensais dix minutes plus tôt. Je me redressai alors sur moi-même en souriant et en regardant avec légèreté autour de moi. Bien rapidement, je me penchai à nouveau pour voir qu’il ne restait que deux personnes entre moi et ce fameux portail. Je ne le craignais bien évidemment pas. Jamais je ne voyageais avec des objets ou papiers compromettant sur moi. Tout était enregistré dans ma mémoire. Et celle-ci ne me faisait défaut que rarement. Je levai la tête afin de me gratter sous le menton en jetant un dernier regard à cette fameuse horloge. Je ne serai finalement pas en retard et j’en étais bien heureuse.
Malgré tout, lorsque ton sac, placé juste avant le mien, passa sous le portail de contrôle, ce dernier émit un bip aussi soudain que strident. Mes dents grincèrent alors que mes espoirs d’arriver à l’heure s’évanouirent. Devant moi, tu fus alors stoppé, tandis que les douaniers ouvrirent ton bagage afin de regarder ce qui avait provoqué cette alarme. Quant à moi, je laissais échapper un peu de ma frustration.
« Qu’est-ce qui se passe, nom de Dieu ? »

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Ven 11 Nov 2016 - 22:57


Me voici à Capella, enfin.
Je regarde autour de moi, et ne vois qu’une masse informe de corps humains, afférés à récupérer leurs affaires, chacun dans son monde.
Je me tends lorsque je sens quelqu’un me frôler et me mords la lèvre pour rester calme.
Bon, c’est toujours mieux que l’avion.
Voyager dans une boîte de conserve, à plusieurs kilomètres du sol, ce n’est vraiment pas fait pour moi.
On me bouscule, et je me demande alors ce qui est le moins désagréable entre l’avion et les gens.
Bref.
Je soupire, puis m’empresse de récupérer ce qui constitue mon monde à moi.
Mon sac de voyage.
Je le retire du tapis roulant et le regarde avec un peu de pitié, comme si j’observais un pauvre petit animal blessé.
Oui, c’est ça. Mon monde pourrait inspirer la pitié aux autres.
Mais moi il me convient.
Après tout, être continuellement sur les routes avec mes quelques affaires, Emily… Et c’est tout.
Libre.
Pas de compte à rendre, pas d’objec-…
Bon. Si, un objectif.
Mais après avoir passé deux ans à vagabonder de région en région, j’ai fini par prendre un peu de recul.
Je secoue la tête et reprends mes esprits : Je suis en train de m’évaporer et de perdre du temps.
Non, je ne dois pas perdre de vue mon but, je dois arrêter de me faire envahir par cette… Lassitude ?
Et puis je suis encore dans l’aéroport et si les gens autour de moi peuvent m’étouffer, la douane, elle peut encore me poser problème.
Sac sur le dos, je me dirige vers la file vivante, me glissant derrière un homme quelconque.
Je sens alors quelque chose remuer sur mon épaule.

« Emily, ça y est, tu es enfin réveillée ? »

Elle me répond de sa petite voix que j’ai fini par trouver adorable. Eh oui, la moindre petite chose peut vous attendrir, avec le temps.
La file avance tranquillement, et je me rapproche petit à petit de la sortie.
Et des derniers contrôles de douane.
J’arrive au niveau d’un de ceux-ci, qui me regarde alors d’un air désabusé, ennuyé.

« Pokémons, s’il vous plaît ? »

Sa voix me semble encore plus lasse que l’expression peinte sur son visage.
Je prends la petite pokéball se trouvant dans ma poche et lui tends, puis pose Emily sur ma main.
Celle-ci se ramollit, se confondant avec un mouchoir de soie. Je sais qu’elle déteste être attrapée par quelqu’un d’autre.
C’est le cas de tous les Pokémons attachés à leur Humain, je suppose.
Le douanier l’attrape lentement, comme s’il avait peur qu’elle s’évapore, se déchire entre ses doigts.
Je souris.

« Emily, c’est une Polichombr de… Bientôt trois ans, provenant d’Hoenn »

Il rentre quelques données qui ne m’intéressent pas le moins du monde, puis me rend Emily qui se réfugie sur mon épaule, et la pokéball.

« C’est tout ? »

Je le regarde dans les yeux, essayant d’accrocher un sourire sur mes lèvres. Je ne mens pas, mais je déteste toute forme de contrôle officiel, surtout en zone internationale.

« Oui… Monsieur. »

Il note une dernière chose, puis me regarde et m’invite à continuer mon chemin.
Bon, c’est déjà ça de fait, plus que le contrôle des bagages, et je serai enfin dehors, séparé de tous ces gens dont l’odeur corporelle mélangée me donne la nausée. Sueur, parfum, enfant braillard…
Je soupire encore une fois. Ça m’arrive souvent.
Emily dodeline sur mon épaule, s’amusant à se laisser glisser puis remonter.
On s’amuse comme on peut ma pauvre, pas vrai ?

Je jette un coup d’œil devant moi et le nombre de personnes devant encore passer me déprime un peu.
Le temps passe lentement alors que j’avance petit à petit, derrière mon Monsieur Tout Le Monde favori, puis la file se recoupe avant avec celle d’à côté, nous permettant de poser nos affaires sur le tapis roulant final avant la liberté tant espérée. Je pose mon sac juste devant le tien, t’apercevant du coin de l’œil par la même occasion.
Emily se glisse doucement dans la poche avant de mon costume blanc, laissant dépasser uniquement sa petite corne.

«Poliiiiiiiii… »

« Je sais Emily… Moi aussi j’en ai marre… Ne t’en fais pas, nous sommes bientôt à la sortie. Enfin. »

Je la vois sortir sa tête et me jeter un coup d’œil accusateur.
La file avance rapidement, les douaniers s’occupant du contrôle étant efficace, ou alors il n’y a simplement aucun problème, ce qui revient finalement au même.
Je la regarde et lui souris.

« Mais oui, regarde, on est bientôt à la sortie, c’est allé assez vite. Tout s’est bien passé, nous n’avons eu aucun problème. Imagine si… »

Un bip sonore retentit soudainement. Je toussote et tourne la tête vers le tapis roulant.
Evidemment… C’est mon sac.
Mes épaules s’affaissent alors que je regarde les douaniers, leurs souriant d’un air gêné.

« Qu’est-ce qui se passe, nom de Dieu ? »

Je t’entends jurer subitement.
Il faut dire que je comprends ta frustration. Oui, moi aussi je croyais être enfin tiré d’affaire.
Je me tourne vers les douaniers, affichant toujours ce sourire gêné qui, je suis sûr, doit apparaître hypocrite aux yeux de tous.
L’un d’eux me jette un coup d’œil alors qu’ils sont en train de fouiller mon sac comme si la sécurité nationale en dépendait.
Bon, certes, elle pourrait en dépendre. Et visiblement mon sourire joue son rôle, et le douanier doit me prendre pour une simple victime d’un dysfonctionnement.
Je suis en train de reprendre espoir quand je le vois sortir une pokéball de mes affaire.
Merde.
Je sens mon sourire vaciller alors qu’intérieurement, je suis en train de me gifler.
Et je ne suis pas le seul à m’en vouloir visiblement, car je vois dans le regard d’Emily qu’elle est en train de me maudire, et je te sens toi aussi, taper du pied derrière moi, essayant de ne pas perdre patience.

« Qu’est-ce que c’est que ça, Monsieur ? »

Le douanier me tend la pokéball à trente centimètres du visage, et me regarde comme s’il s’agissait d’une bombe à retardement.
Je recule légèrement la tête, fais mine d’observer la petite balle.

« Euh… Une pokéball ? »

Mauvaise réponse, visiblement.
Je ne pensais pas qu’ils trouveraient cette pokéball, à vrai dire.
Certes, elle contient un Porygon… Et tout aussi rare qu’il soit, j’aurai pu le faire recenser…
Mais avec toutes les données que je lui fais transporter, je préférais éviter qu’il ne passe entre d’autres mains que les miennes. Toutes ces données sur Lui.
Quelle veine…
Je cherche une solution, une échappatoire, mais j’ai l’impression que le douanier ne va pas me laisser partir si facilement.

« Et je suppose qu’elle est vide ? »

Je n’ai pas le temps de répondre ou de chercher une excuse, que le douanier appuie sur le bouton, faisant sortir le petit Porygon qui me regarde alors de ses grands yeux et cherche à sauter dans mes bras.

« Poryyyyyygon ! »

Je tourne la tête à gauche puis à droite, cherchant une idée, quand je croise ton regard…
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Sam 12 Nov 2016 - 18:16


Je tapais doucement du pied derrière toi, essayant vainement de ne pas perdre patience tandis que je continuais à regarder avec inquiétude l’horloge au dessus de nos têtes. Je reposai alors les yeux sur toi, te lançant par la même occasion un regard assassin que tu ne pus voir, avant de remarquer que les douaniers avaient sorti un petit objet de ton sac. Ainsi, je vis une pokéball apparaitre dans mon champ de vision. Tout aussi étonnée que je fus, je réussis malgré tout à conserver mon apparent détachement. Je continuais à observer la scène de loin, laissant peu à peu les connexions se faire dans mon esprit. Je vis alors ta Polichombr te jeter un regard étrangement similaire au mien tandis que ton sourire se figea une seconde. Ce fut la seconde de trop qui me permit aisément de comprendre que la présence de la pokéball ici, dans ton bagage, n’était pas qu’un simple oubli de ta part. Tu l’y avais mise consciencieusement, et tu avais alors espéré que personne ne la trouve. Malheureusement, les services de sécurité de cet aéroport semblaient être performants, bien plus que ce que tu te les étais sans doute représenté. L’un des douaniers, tout aussi étonné de trouver cette pokéball ici, te la secoua sous ton nez en te demandant ce que c’était. De dos, je vis alors ta tête s’éloigner légèrement de l’objet sphérique. Tu semblas la considérer deux secondes tout en gardant un calme exemplaire face à ce genre de situation. Au bout d’un nouvel instant d’un silence plat, tu répondis alors avec une voix neutre.

« Euh… Une pokéball ? »

Ta réponse, bien que logique, me fit sourire légèrement. Malheureusement pour toi, ce ne fut pas le cas des douaniers qui te jetèrent alors un regard des plus suspicieux. Celui qui tenait encore ta pokéball commença alors à triturer le bouton d’ouverture en posant une question rhétorique. En te demandant si elle était vide, il savait déjà la réponse, sinon, le portail n’aurait jamais sonné. Et jamais tu n’aurais répondu de la sorte. Ainsi, avant tu ais eu le temps de répondre, il écrasa son doigt sur le clic de la boule afin d’en faire sortir son contenu. Telle ne fut pas ma surprise de voir un Porygon en sortir. Je restai deux secondes déconfite avant de croiser ton regard paniqué. La connexion se fit enfin dans mon esprit si bien que je me demandai comment elle ne m’était pas apparue plus tôt. Une telle erreur ne pouvait être que l’œuvre d’un débutant mais malgré tout, trouver une telle prise restait un fait peu commun. Un léger sourire apparut alors sur mes lèvres. Ma décision fut alors prise.
Je te bousculai légèrement vers la droite, histoire que de t’éloigner légèrement du tapis roulant. Une fois fait, je pus enfin voir clairement la totalité de la scène. Ton sac était encore fouillé mais il me semblait qu’ils y avaient trouvé l’essentiel. Quant à toi, mon irruption soudaine parut te surprendre.

« Excusez-moi, mais je suis pressée, j’ai un rendez-vous dans pas longtemps. Je pourrais savoir pourquoi on ralentit ? »

La scène se figea un instant. Voyant que personne ne réagissait, je haussai les sourcils en souriant tandis que Sirin en profita pour pousser l’un de ses rares hululements. Le silence pesant toujours, je fis mine d’observer pour la première fois ce qui se passait. Etrangement, tu avais tout l’attirail du voyageur. Un unique sac de voyage, particulièrement imposant. Et c’était tout. Moi-même il m’arrivait de voyager, mais j’aimais tout de même bien avoir un lieu de vie à moi, un lieu de rattachement. Je fixai alors la pokéball puis le Porygon qui continuait à s’agiter vers toi, espérant sans doute que tu le prennes dans tes bras. Visiblement, il n’était pas encore dressé, à moins que tu te sois refusé de le faire. Cette dernière option me paraissait être la plus probable. Jamais nous ne devions nous attacher à des Pokémon que nous allions forcément vendre par la suite. En revanche, j’appréciais énormément l’attitude qu’il adoptait en te voyant. Ainsi, tu restais à fixer le Pokémon, d’un air amorphe et aucun son ne s’échappant de ta bouche. Tu me paraissais totalement déconnecté de ce qui était en train de se passer.
Je levai alors le regard vers le tien en te lançant un sourire entendu. Je me retournai rapidement vers les douaniers uniquement pour les entendre brusquement me demander de m’éloigner. J’obéis alors docilement, restant ainsi en retrait à côté de ma valise, mais tout de même assez proche pour pouvoir intervenir oralement. N’appréciant guère ma réaction, les douaniers décidèrent soudainement de faire passer ma valise et mon sac sous le portail. Je vis la déception de teindre sur leurs traits en remarquant que mes affaires ne provoquer aucun bruit. Après tout, je m’étais mise dans une situation délicate en décidant de t’aider. Mais j’étais trop prudente pour être prise et reconnue dans un aéroport. Je fis alors apparaitre une moue septique sur mon visage en regardant leurs gestes. Toujours la moitié de leurs yeux posée sur toi et l’autre moitié sur moi, certains d’entre eux entreprirent ouvrir mon sac et ma valise. Maintenant leur attention n’était plus exclusivement concentrée sur toi.

« Mais si c’est un problème d’enregistrement, vous ne pourriez pas réenregistrer le Porygon ? Tout simplement ? Avec sa carte de dresseur, ça devrait être possible n’est-ce pas ? »

Maintenant, j’espérais pour toi que tu avais bien capturé ce Pokémon comme je le pensais alors. Et non pas que tu l’avais volé.

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Mer 16 Nov 2016 - 14:49

Je crois ton regard et, pour une raison inconnue, tu te mets à sourire.
Je ne sais pas ce que me vaut ce sourire, mais… Mais je l’aime bien. Il me rassure.
C’est à ce moment que tu me bouscule et que je me dis que quelque chose m’échappe.
Puis je surprends ton regard. Et je crois que je commence à comprendre.

« Excusez-moi, mais je suis pressée, j’ai un rendez-vous dans pas longtemps. Je pourrais savoir pourquoi on ralentit ? »

Le son clair de ta voix retentit dans la file où le silence régnait depuis quelques minutes.
Je jette un coup d’œil aux douaniers, et ceux-ci te fixent, l’air perturbé. Celui avec ma pokéball cligne des yeux : Je lui trouve un air fort stupide.
Ton Hoothoot pousse alors un petit hurlement, et tu te penches vers le tapis, faisant mine de t’intéresser à la scène.
Je ne sais pas pourquoi, mais je crois que tu veux m’aider.
Le temps semble toujours figé, les douaniers bougent au ralenti, le silence règne.
Les personnes derrière nous se jettent des regards étonnés, ils semblent perdus.
Emily lève les yeux vers moi, et je lui réponds d’un sourire.
Je ne sais pas pourquoi tu veux m’aider. Je n’ai aucun souvenir de toi ni de t’avoir déjà croisé.
Deux solutions : Soit tu es simplement une âme charitable voulant aider un inconnu, soit tu me prends pour quelqu’un d’autre.
Mais ton regard et ton sourire, je suis sûr que tu n’es pas une simple âme charitable.
Ça, plus le fait que tu t’intéresses étrangement à mon Porygon, lequel essaie toujours désespérément de sauter dans mes bras. Pauvre petit.
A nouveau tu me jettes ce sourire, puis tu te tournes vers les douaniers.
Et le temps reprend son cours.
La scène n’a duré que quelques malheureuses secondes, mais j’ai l’impression qu’une heure s’est écoulée.

« Madame reculez-vous, s’vous plait, nous devons régler quelque chose avec cet homme. »

Quel ton hargneux. Et les bonnes manières alors ?
Tu te recules, bien trop docilement pour être honnête, avec un air satisfait.
Le douanier, toujours le même, décide brusquement de faire passer ta valise sous le portique.
Allons bon, qu’est-ce qu’une jeune femme à l’air aussi innocent pourrait-elle cacher. Voyons… Vous ne pourriez rien trouver messieurs, j’en suis sûr.
Elle me semble trop prudente. Ça se voit.
Et loin d’être aussi innocente que ça. Ça aussi, ça se voit.

Je réprime un sourire devant l’air déçu des douaniers lorsque ta valise, de l’autre côté, reste silencieuse.
Mais au moins, l’attention des douaniers s’est relâchée, je ne suis plus le seul centre d’intérêt.
J’en profite pour, tout doucement, chuchoter un ordre à Emily.
Instantanément elle s’évapore, devenant non pas invisible mais simplement extrêmement dure à distinguer, et flotte discrètement en rasant le tapis roulant, jusqu’au Porygon.
Celui-ci, essayant toujours de sauter par-dessus la barrière, ne la remarque même pas s’approcher, et encore moins retirer une minuscule clé USB branchée sur lui.
A nouveaux, cette scène n’a duré que quelques secondes, et Emily est déjà de retour dans la poche avant de mon costume.

« Mais si c’est un problème d’enregistrement, vous ne pourriez pas réenregistrer le Porygon ? Tout simplement ? Avec sa carte de dresseur, ça devrait être possible n’est-ce pas ? »

Je toussote alors, et les douaniers se retournent vers moi.
J’espère que ça ma marcher, petite Demoiselle. Je te fais confiance, je n’ai pas le choix.
Après tout, ce Porygon est légal, il me servait simplement à stocker mes données.

« Oui, j’ai… J’ai simplement oublié de faire recenser ce Porygon, Monsieur le Douanier »

Je n’ai même pas besoin de réfléchir pour trouver une histoire à raconter. J’ai tellement l’habitude de mentir, surtout aux autorités…

« Je ne comptais pas emporter ce Pokémon lors de mon voyage à Capella, voyez-vous ? Je voulais le laisser chez de la famille à moi, n’en ayant pas l’utilité. Mais mon petit cousin a sûrement eu la merveilleuse idée de fouiller dans ma valise et de me faire une gentille petite surprise en y logeant au chaud mon cher Porygon. Regardez, il est tellement content de me voir qu’il sautille depuis tout à l’heure. »

Mon ton reste neutre, détâché, pendant tout le temps où je parle, mais je regarde le douanier dans les yeux sans ciller. Celui-ci soutient mon regard un instant, puis se racle la gorge pour reprendre contenance et détourner les yeux.
Un léger sourire se peint sur mes lèvres.
Je vois alors comme un air soulagé sur ton visage, de manière très fugace.

« Bien. Si ce que vous dites est vrai, alors vous ne voyez aucun inconvénient à ce que nous enregistrions votre Pokémon, n’est-ce pas ? »

Affichant un sourire dont personne, ou presque, ne douterait de son honnêteté, je lui réponds que tout est en règle, en lui tendant ma carte de dresseur.
Le douanier se tourne vers son collègue, et celui-ci récupère ma carte, la pokéball et le Porygon.
Trente secondes plus tard, ma carte me revient : Tout est en règle.
Je réprime un sourire de satisfaction, et m’apprête à récupérer mon Pokémon, mais le douanier m’arrête.

« Je suis désolé Monsieur, mais je ne vais pas pouvoir vous laisser ce pokémon »

Cette fois, je n’arrive pas à empêcher la surprise se peindre sur mon visage, ce qui a l’air de ravir mon interlocuteur.

« Mon collègue a détecté, lors de l’enregistrement, que votre Porygon souffrait d’une maladie. Pour des raisons évidentes de sécurité, je ne peux vous laisser le faire entrer sur le territoire capellien. Du moins, pas maintenant. Nous allons l’envoyer dans un centre spécialisé, et vous pourrez venir le chercher d’ici peu. Cela vous convient ? »

La surprise laisse place à la déception.
C’est tout ce qu’il a trouvé pour essayer de m’attirer dans son « piège » et me faire revenir entre ses griffes ? Une maladie. Et puis quoi encore, une bombe ?
Il ne me croit pas innocent. Il a tort ! Ou en tout cas, pas pour cette raison.
Je ne remettrai pas les pieds dans cet endroit de toute façon, j’ai bien trop attiré l’attention sur moi.
Je lui souris, et répond d’un ton calme, posé et aimable, que je me ferai une joie de venir récupérer mon compagnon d’ici un jour ou deux.
Cours toujours, mon gros.

Finalement, les gens dans la file s’impatientant (je leur ai tout de même occasionné une dizaine de minutes de retard), les douaniers me rendent mon sac, et je suis autorisé à sortir.
Je te jette un dernier coup d’œil à toi, qui m’a aidé à m’en tirer sans que je sache pourquoi, bien que je sois presque sûr que ça a un rapport avec le Porygon.
D’ailleurs, mon pauvre petit. Je l’aimais bien au fond, je suis désolé de devoir l’abandonner ici. J’espère qu’ils le relâcheront, un jour.
Je navigue entre les centaines de corps se dirigeant vers la sortie, et atteint enfin cet endroit tant désiré : Les portes.
Je décide d’ailleurs de t’attendre dehors pour essayer au moins de te remercier, sinon d’en savoir plus, ma curiosité me rongeant.
Puis je sors enfin, et un délicieux coup de vent m’accueille, la foule se disperse.
Je respire. Libre.
C’est officiel. Cette fois, je suis vraiment à Capella.
Bienvenue à Symphonis, Ezhyo.
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Ven 18 Nov 2016 - 11:32


« Je ne comptais pas emporter ce Pokémon lors de mon voyage à Capella, voyez-vous ? Je voulais le laisser chez de la famille à moi, n’en ayant pas l’utilité. Mais mon petit cousin a sûrement eu la merveilleuse idée de fouiller dans ma valise et de me faire une gentille petite surprise en y logeant au chaud mon cher Porygon. Regardez, il est tellement content de me voir qu’il sautille depuis tout à l’heure. »

Je restai figée derrière toi, les yeux écarquillés, étonnée d’entendre une telle excuse. Puis je fermai les paupières deux secondes, le temps de réussir à me calmer intérieurement, le temps de réussir à contenir mon hilarité naissante. Jamais je n’avais encore entendu une telle défense. Elles prouvaient bien à elle-seule que j’avais actuellement à faire à un débutant dans le domaine. Un personnage expérimenté n’aurait pas inventé de pareilles foutaises. Un personnage expérimenté n’aurait d’ailleurs jamais eu à inventer d’excuse. Malgré tout, je ne pouvais pas faire abstraction de la facilité et de la rapidité déconcertante avec laquelle tu avais trouvé puis formulé cette histoire. Ce n’était visiblement pas la première fois que tu mentais aux autorités, que ce soit les douanes ou autres. Je vis le douanier te regarder un instant, se racler la gorge et enfin faire signe à ses collègues d’arrêter de fouiller nos sacs. Je me sentis soudainement me détendre, si bien que je me rendis compte que cette manœuvre risquée m’avait stressée. Je venais de mettre en péril ma carrière pour un débutant que je ne connaissais alors tout juste, et ce, pour une raison que j’ignorais. Certes, le Porygon m’avait attirée mais j’aurais bien pu te laisser te débrouiller seul. Peut-être les douaniers t’auraient-ils arrêté et j’aurais alors eu de la concurrence en moins.
Le douanier fit passer en silence ton Porygon en te demandant d’une voix sourde ta carte de dresseur. Bien évidemment, il ne rencontra pas de problème supplémentaire, si bien que tu pus tranquillement avancer. Mes sacs étant déjà passé et ayant déjà été fouillés, je te suivis alors de près sous le portail qui n’émit aucun autre son. On te rendit ta carte mais la pokéball ne vint pas. Le douanier te donna alors une explication des plus fantaisistes, avec une histoire de maladie et de centre spécialisé. Tu ne fus pas autorisé à reprendre ton Porygon. Il fallait s’y attendre. Je me désolais de voir un Pokémon possédant un tel potentiel économique partir entre les mains des forces de l’ordre mais je m’en étais doutée dès qu’il avait fait sonner le portail. En revanche, toi, tu n’avais pas l’air d’y avoir pensé auparavant. Une expression surprise, qui réussit à me plaire, s’afficha sur ta face. Tu repris malgré tout bien vite contenance tandis que je te lançais un sourire que tu ne vis malheureusement pas.

« Je me ferai une joie de venir récupérer mon compagnon d’ici un jour ou deux. »

Un nouveau mensonge venait de sortir de tes lèvres. Je me doutais que quiconque possédant deux neurones actifs ne reviendrait jamais ici après toute cette histoire. Je te vis jeter un petit regard peiné à ton Pokémon si bien que je me posai pour la première fois une question essentielle : depuis combien de temps possédais-tu ce Porygon ?

« Peut-être quelques mois… »

Perdue dans mes pensées, je venais tout juste de parler à voix basse, le visage fourré dans mon écharpe. Finalement, je détachai mes yeux de toi pour pouvoir reprendre ma valise puis mon sac. Je remis consciencieusement Sirin sur mon épaule après y avoir placé la lanière de mon sac en bandoulière. Rapidement, comme pour rappeler l’heure, il se remit en synchronisation avec les pendules alentours. Le souvenir de mon rendez-vous me revint soudainement. Je n’eus pas à regarder l’heure pour deviner que j’y étais forcément en retard, ce qui me fit pousser un soupir bruyant. Je me demandai ce que le propriétaire allait penser de mon retard, le sachant déjà non commode du peu que j’en avais entendu au téléphone. Mon Hoothoot me mit de légers coups de boule en cadence, afin de me sortir de ma rêverie.

« Tu as vraiment une fascination pour les horloges… Bref, sortons d’ici. »

Je regardai alors attentivement autour de moi sans pour autant réussir à te repérer. Peut-être avais-tu préféré sortir au plus vite de cet endroit, poussé par la forte présence des gens et des forces d’autorité locales. Chose que je comprenais aisément. J’avais moi-même envie de quitter rapidement cet endroit, ne pouvant pas plus supporter ce trop plein de monde. Je vérifiai une dernière fois que je possédais bien la totalité de mes affaires, ce qui fut le cas, avant de me mettre enfin en marche vers l’une des sorties de l’aéroport, la plus proche de mon futur appartement. J’ignorais combien de temps j’allais rester dans ce dernier mais je savais que le bail était minimum de trois mois. Or, si je devais partir avant, je le ferai sans aucune hésitation. Tête baissée, comme à mon habitude, j’avançais alors entre les couloirs et les gens avant d’atteindre enfin la sortie que je cherchais.
J’atterris alors sur une immense place étrangement vide.
Bienvenue à Symphonis, Héra.

« Drôle d’architecture… »

Les villes avaient deux avantages. La masse. Les réseaux.
Dans la masse, on pouvait s’y fondre.
Dans les réseaux, on pouvait s’y intégrer.
J’avais déjà quelques idées en tête pour trouver aisément ces réseaux. Cappella étant une région jeune, je me doutais que ceux-ci n’allaient pas être totalement formés aujourd’hui même. Or, une région sans réseau de trafic, quel qu’il soit, n’existait pas, surtout pour une région aussi luxuriante que celle-ci. J’allais bien évidemment me concentrer en priorité sur les Pokémon, mais je pensais également viser les bijoux et objets de luxe. La région était encore vraiment trop jeune pour posséder un patrimoine artistique intéressant. De plus, je la savais construite sur des bases scientifiques, par des biologistes. Je me doutais qu’elle n’était pas un carrefour du marché de l’art comme pouvait l’être Kalos ou Hoenn. En revanche, la diversité de sa faune m’avait attirée, ainsi que la présence d’espèces presque introuvables ailleurs.
Je balayai du regard cette place sèche, espérant repérer la route qui me mènerait jusqu’à mon futur immeuble. Je ne me souvenais que très partiellement de la carte que j’avais regardée en arrivant, la plus grande partie de mon chemin ayant été occultée par cette histoire de Porygon à la douane.

« Tu te souviens de rien, toi ? »

Je levai les yeux vers le ciel afin de parler à Sirin, alors perché sur le haut de mon crâne. Il s’ébouriffa les plumes en silence avant de tranquillement s’envoler pour aller se poser au milieu de la place vide. Je le suivis calmement en rehaussant mon sac sur mon épaule. Une fois arrivée près de lui, il s’envola à nouveau pour aller se poser un peu plus loin, puis il recommença une nouvelle fois. Finalement, il alla se percher en haut d’un lampadaire en regardant en bas avec de petits mouvements saccadés de la tête. Mes yeux suivirent les siens pour seulement tomber sur toi. Une nouvelle fois. Sirin m’avait consciencieusement menée à toi prétextant connaitre le chemin. Après tout, pourquoi pas ? Je poussai un sifflement aigu afin de ramener mon Hoothoot sur mon épaule, ce qu’il fit sans opposer la moindre résistance.
Tu regardais autour de toi, cherchant quelque chose ou quelqu’un peut-être. Je ne savais pas. Tu ne m’avais pas encore repérée, si bien que j’en profitais pour mieux t’observer. Tu m’avais l’air d’être un étrange personnage. Malgré ton attirail de voyageur, ton unique sac pendant sur l’une de tes épaules et ton indifférence manifeste envers les forces de l’ordre, tu me paraissais être un sacré paradoxe. En effet, quel voyageur accomplit comme tu me semblais l’être porte un costume ? Même ton Pokémon semblait rentrer dans une quelconque esthétique noble.
Un Polichombr pour mouchoir de poche.

« Et qu’est-ce que tu lui veux ? »

Sirin se nettoya les plumes en silence, sans se préoccuper de ce que je lui disais.
Je te fixai, muette, songeant encore à la magnifique prise que tu avais faite mais que tu avais malheureusement dû abandonner aux mains des douanes. Il serait dommage de laisser dans la nature une personne ayant réussi un tel exploit, il semblerait, seul et, en plus, débutant. Peut-être avais-tu juste besoin d’un enseignement ou d’une simple ligne de conduite. Je pensais encore à mon duo qui avait éclaté à peine quelques mois auparavant. J’étais venue ici pour faire carrière seule, je ne voulais pas m’encombrer d’un amateur. J’avais six ans de métier et tu semblais à peine commencer. Malgré tout, je pouvais m’autoriser à garder les yeux sur toi et tes actions, faire en sorte de connaitre ton nom si jamais j’entendais celui-ci réapparaitre un jour.
Mais à peine ma décision fut prise que tu te retournas, me vis, parus quelque peu surpris et te dirigeas vers moi.
Tu allais avoir le premier mot et cette situation ne me plut pas.
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Ven 25 Nov 2016 - 17:34

Je m’arrête non loin des portes afin d’avoir une vue d’ensemble et ne pas te rater quand tu sortiras.
Etudiant les gens qui sortent petit à petit de l’aéroport, j’en croise certains qui me jettent un regard mauvais.
Ah, ils devaient être dans la même file que moi.
Je fais mine d’être désolé, leur répondant d’un sourire gêné, puis reporte mon attention sur la sortie.
Je baille, la fatigue me rattrapant enfin : Je ne peux pas dormir en avion.
Mon regard court sur toutes ces masses vivantes, puis finalement, alors que je croyais t’avoir raté, je croise ton regard sans m’y attendre. Je crois que la surprise s’est vue dans mon regard.
Je m’approche alors de toi.
Je me demande alors quelle attitude adopter vis-à-vis de toi, car visiblement tu m’as pris pour quelqu’un d’autre, et je ne veux pas briser cette croyance-là. Pas de suite, en tout cas.
Hum… Improvisons.

« Bonjour ! »

Voilà, je ne pouvais pas faire plus banal. Au moins, tu ne te méfieras pas de moi. Je suis même presque sûr de l’inverse.
Voilà qui me convient.

« Merci de m’avoir… Aidé. »

Avant de te laisser le temps de répondre, je reprends.

« Merci de m’avoir aidé. C’est… gentil de votre part. Sans doute me prenez vous pour quelqu’un d’autre, je ne sais pas. Ou alors vous êtes simplement altruiste. Mais je n’y crois pas. Donc je vous remercie de m’avoir aidé. J’aurai aimé pouvoir vous remercier plus… Mieux vous remercier. Mais il me semble que vous êtes un peu comme moi. Cet endroit est trop fréquenté par les autorités pour nous. J’y ai laissé trop de traces. Alors… Nous ne nous sommes jamais vus. Je ne sais pas qui vous êtes, c’est réciproque. Et c’est tant mieux. Mieux vaut que ça reste ainsi, finalement. Si les circonstances avaient été autres, j’aurais sans doute été ravi de faire votre connaissance. Navré. »

Et devant ton air surpris, je vois que tu ne t’attendais pas à ça. Je trouve vraiment ça dommage. Mais… Les caméras de l’aéroport nous ont sans aucun doute filmés, et t’ont vu m’aider. Si par hasard on est trouvé à être ensemble, cela pourrait se compliquer.
Alors sans te laisser le temps de répondre, je tourne le dos et pars loin de toi, levant la main dans un signe d’au-revoir.



FIN
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