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« En refusant d'être goutte d'eau tu acceptes d'être océan. » - Balla Yana
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Messages : 4
Points : 8

Jeu 3 Nov 2016 - 5:04

photodupersonnage
Dossier n° 000781227 - « En refusant d'être goutte d'eau tu acceptes d'être océan. »
Balla Yana
spritedupersonnage• Sexe : Masculin.
• Age : 21 ans.
• Taille & poids : 1m77, 68kg.
• Région d'origine : Sinnoh.
• Métier : Dresseur.
Kaya la Lokhlass
spritedupokémon• Sexe : Femelle.
• Région d'obtention : Sinnoh.
• Nature : Douce.
• A noter : Le reflet de l'océan sur un joyau taillé. Éclair de douceur, emplissant l'air de chants ancestraux aux sonorités étranges, aux sons insaisissables pour ceux qui ne sont pas les siens.
Description mentale
Sa vie n’avait été que combats. Tant, qu’aujourd’hui, à chaque seconde perdue dans les méandres du temps, l’impression de devoir se battre faisait rage dans son myocarde. Sensation qui pouvait être aussi destructrice que la mélancolie elle-même.

Une vie incontrôlable, les vents capricieux et le destin aussi fourbe qu’inévitable. Il se laissait aller à ces courants contradictoires qui résonnaient dans les profondeurs de son être, telles des vagues se heurtant sur la coque d’un navire enveloppé par la tempête. Coincé. Prisonnier. A la dérive.

Il était ce navire, qui lutte pour ne pas chavirer. Il était ces voiles, qui sont torturées par les vents, à tel point, qu’elles rompent. Il était ce mât, qui cherche à rester droit mais qui, sous la pression, finit par céder.

Naufragé d’une vie passée.

Ses mires cinabres étaient l’incarnation de la tempête de son myocarde. Et il se sentait dérivé, impuissant, vers un naufrage plus sordide encore que ceux des navires errants sur la houle capricieuse. Ses cordes vocales, incapable de vibrer, semblaient dépérir dans sa gorge serrée. Et ses épaules ployaient sous un poids plus lourd encore que celui des cieux.

Une lente agonie. Derrière le rempart d'un esprit forgé par l’évanescence d'une antique prescience, se tenait un titan prêt à fendre le roc d'indolence, à causer sa propre dérive pour faire choir ces ennemies, sans un seul tremblement. Limpides, ses manigances ne l’étaient pas, mais devenaient gage d'un funeste serment. Il se laissait plutôt éroder par la marée, creuser par la verve de ces souffles corrosifs, incessants, jusqu’à s’affaiblir, emportant dans son sillage les édifices qu’il désirerait voir se fissurer, placidement. Les veines se creuseraient, tels les sillons d’une odieuse fatalité, jusqu’à s’altérer.
Histoire

Capella douce Capella. Il pouvait à loisir se gorger de la vision féerique du paysage qui sombrait peu à peu à mesure que le soleil s’affaissait sur l’horizon. Une grande écharpe d’or chatoyant était jetée sur l’extrémité du ciel, et la lumière se teintait d’un orangé flamboyant qui donnait au sable des plages de Bourg-Prélude la couleur de l’ocre et de l’ambre, comme une poussière de pierres précieuses et d’agates. Le cyan du mitan des cieux se teintait peu à peu d’outremer, comme si une grande mer d’eau couleur d’encre et d’azur avait jeté ses flots au-dessus d’eux. Comme un frisson de se sentir suspendue entre ciel et terre, dans l’immensité silencieuse de ces deux contraires qui s’affrontaient dans le murmure du vent. Tout déclinait, tout s’apaisait, dans le silence impassible de l'océan.

Sur les côtes de Capella au rythme lent des chants de Kaya, qu'il s'était empressé de rejoindre à l'arrivé du bateau, les vagues de sable défilaient. De loin en loin sous le soleil qui déclinait, un contre-jour subtil dessinait les pierres et les aspérités dans le long écoulement des dunes lisses et poudreuses ; comme des arêtes vives, elles rompaient d’un éclat dur la douce et suave forme blonde du sable qui se gonflaient sous le vent chaud. La lumière rasante révélait chaque aspérité, chaque relief, glissant des ombres immenses et des silhouettes dansantes sur le fond doré du sol incertain.

Il n’y avait sans doute guère plus de choses périlleuses, inaccessibles et fascinantes que tous les sentiments mêlés qu’il éprouvait face à Kaya. Un lien insondable teinté d'amour, de mélancolie et d'autres émotions impérieuses. Amour éternel, c'est une nuit d'hiver, aux éclats de glace que des yeux presque jumeaux s’élevèrent pour se croiser. Kaya avait la beauté royale, de celles qui glacent et plongent dans la même stupeur béate qu’une théophanie, avec un rien plus tranchant, plus dur, comme trempé dans l’acier.  

Elle chantait la beauté océanique, fugace et les atours impérieux, pouvant à sa manière la saisir, se l’approprier et la rendre de nouveau, la sublimer comme la nuit avale le soleil et le rend plus brillant à l’aube. Emprunter quelques poignées de splendeur, pour en goûter brièvement la saveur.

Un silence. Un souffle, profond. Tout doucement, se laisser sombrer, se laisser envahir, tout doucement laisser venir la musique à lui. C’était à se perdre, un peu, dans les fulgurances des sensations. Il s’étalait et s’étirait sur le dos de Kaya, s’ouvrant face à lui la nuit, flottante, mortuaire, drapée d’ombres bleues et de reflets d’argents. Quelques notes résonnèrent, s’envolèrent, résidus d’immensité. Comme un joaillier qui admire l’éclat d’une pierre. Du coin de l’œil, il voyait l’eau miroiter sans bruit, lisse comme un miroir, à peine troublé par quelques remous. Le vent de son vêtement fit un pli sur l'océan, qui se propagea, se répercuta, troubla un instant sa surface, plissée comme un rideau dans la brise.

C’est un chant d’amour, qui flotta sur les ondes de l'océan, une mélopée bien connue qui reflétait avec une troublante fidélité les tourments de la tendresse âpre et subtile qui imprégnait le cœurs des Lokhlass. Dans cette pénombres poudrées où les choses semblaient toutes resplendir d’un éclat nouveau. Sans doute l’impression eut-elle été différente, sous la lumière crue d’un soleil éclatant. Mais c’était ainsi et sans doute ne pourrait-il jamais se défaire de l’impression première, celle de cieux purs et de visions éphémères. Mélange de langueur puissante, de pouvoir, de force dissimulée sous l’écrin soyeux d'une peau scintillante. Quelque chose de fort, quelque chose d’inflexible. On se prenait à éprouver devant elle le même effroi captivé que celui qu'inspirent la colère des leviator.

Il garda les paupières presque closes, tout du long ; la tête légèrement baissée sous le voile, ruisselant sur la chevelure échappée, il se balançait lentement au rythme de la chanson. Bercé par ses propres visions, il s’abîmait en rêverie, se diluait toute entier dans le chant. C’était une façon de prendre, d’une certaine manière, et d’arracher à ce monde toutes les beautés qui lui étaient inaccessibles, comme une revanche pour Balla qui avait regardé le monde tourner autour de lui sans jamais y participer. Une façon de prendre, tout prendre, avant la fin, comme on se gave avant l’ascèse, juste pour ne rien regretter.

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Métier : Dieu.

Jeu 3 Nov 2016 - 17:45

Bonjour et bienvenue à Capella.

Tout est en ordre, votre dossier est validé.

Voici votre T-card :

Modifiable selon vos envies. (A noter que le sprite présent sur votre dossier était de trop mauvaise qualité pour être utilisé sur la t-card, par conséquent c'est un autre sprite qui a été ajouté, libre à vous de faire des modifications éventuelles, ceci n'est qu'une version de base).

Vous pouvez recenser votre avatar et mettre en place votre topic de t-card.

Amusez vous bien à Capella !
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